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Afrique économie

Les entreprises françaises peuvent-elles changer l'image de la France en Afrique?

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Momar Nguer, nouveau président du comité Afrique de MEDEF International.
Momar Nguer, nouveau président du comité Afrique de MEDEF International. AFP/Eric Piermont

Une partie de la jeunesse des pays africains qui ont des liens historiques avec la France est très critique par rapport à la politique actuelle de l’ancienne puissance coloniale, le nouveau président du comité Afrique de MEDEF International estime que les entreprises françaises peuvent changer cette perception.

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Nommé en septembre dernier à la tête du Comité Afrique du mouvement des entreprises de France, Momar Nguer précise que les sociétés françaises qui travaillent en Afrique doivent répondre à une interrogation.

« En quoi pouvons-nous changer la vie des citoyens en Afrique, de nos clients, de nos partenaires, de la société civile ? En prenant en compte les préoccupations des populations dans ces pays. La première préoccupation, c’est la jeunesse. Nos entreprises sont utiles à la jeunesse de tel ou tel autre pays, parce que nous allons leur donner le plus de possibilités d’avoir accès au marché du travail, non seulement en offrant des emplois, mais également en participant à leur formation. Nos entreprises doivent donner plus de stages ; ce serait notre contribution. »

Donner de l’expérience aux jeunes en formation, pour qu’ils soient prêts à entrer sur le marché du travail dès la fin de leurs études. C’est donc avec le système de formation en alternance dans des entreprises. En fait, les défis que doivent relever les pays africains pour accélérer la croissance se retrouvent dans tous les secteurs. Et pour Momar Nguer, les entreprises françaises travaillant en Afrique devraient multiplier les partenariats locaux.

« Je vous suis utile parce que je suis l’entreprise partenaire de telle autre entreprise de votre pays et je vais aider cette telle autre entreprise de votre pays, à grandir sur d’autres marchés. Je vais l’accompagner en France, pour lui permettre d’avoir accès à d’autres entreprises, qui vont travailler avec elle. »

Aider à l’émergence des champions économiques nationaux, voire régionaux et monter aussi dans le train de la construction de la zone de libre-échange continentale africaine. Mais dans une Afrique où certains pays sont confrontés à l’insécurité, notamment au Sahel où des groupes terroristes sont actifs, quel peut être le rôle de la France, qui, comme les autres pays développés, a des intérêts sur le continent ? Frédéric Encel, professeur de relations internationales.

« L’intérêt vital aujourd’hui de la France, c’est la lutte contre l’islamisme radical. C’est-à-dire, la même cause finalement qui nous unit à la quasi-totalité des États d’Afrique sahélienne et subsaharienne – et peut-être même certains États d’Afrique du Nord –. Donc, pour toutes ces raisons, la France doit intervenir davantage. D’abord en proposant son expérience sur le plan sécuritaire, ensuite en proposant des aides lorsqu’un État les demande, sans que ce soit perçu comme étant de l’aumône. Et tout ça, c’est des moyens ! »

Le Comité Afrique de Medef International rassemble les entreprises françaises qui travaillent et investissent dans l’ensemble des pays africains. Il s’appuie sur plus de 6 000 dirigeants actifs sur le continent, représentant 2 300 entreprises.

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