Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: et si on sauvait la planète?

Audio 06:12
L'activiste climatique Greta Thunberg a marqué l'année 2019.
L'activiste climatique Greta Thunberg a marqué l'année 2019. REUTERS/Susana Vera

Publicité

En ce début d’année, c’est le moment des bonnes résolutions. Et la plus importante de toutes concerne notre avenir et celui de nos enfants…

Alors, « soyons fou, sauvons la planète », s’exclame Libération. « "Time For Action", le moment d’agir. C’était le slogan de la COP 25, la 25e conférence des Nations unies sur le changement climatique, accueillie à Madrid début décembre, rappelle le journal. Marqué par une phénoménale apathie et une somptueuse procrastination, ce grand raout s’est soldé par un colossal échec. Ce serait comique si l’heure n’était pas si grave, si le sort de l’humanité n’était pas en jeu, soupire Libération. La température moyenne du globe a déjà gagné environ 1  degré par rapport à l’ère préindustrielle, entraînant une multiplication de catastrophes climatiques. Dans une étude parue vendredi dernier, l’ONG britannique Christian Aid a recensé pour 2019, sur l’ensemble des continents peuplés, quinze phénomènes météo extrêmes alimentés par le changement climatique – typhons, inondations, feux de forêt – ayant causé plus d’un milliard de dollars de dégâts. L’ONG souligne que "l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement" : les inondations dans le nord de l’Inde (900 morts) et le cyclone Idai au Mozambique (1 300 morts). Et chaque degré supplémentaire promet d’augmenter exponentiellement l’ampleur des dérèglements, donc des dégâts et décès. »

Alors, « il n’est pas question, s’exclame Libération, d’attendre les bras croisés et le dos rond que le réchauffement détruise année après année le monde qui nous entoure.

Si 2019 a été l’année de la prise de conscience mondiale des risques climatiques, 2020 sera peut-être le point de départ d’une politique planétaire et citoyenne pour préserver et même raviver ce qui peut l’être encore. Et si ce n’est pas en 2020, ce sera très bientôt sous l’impulsion des jeunes générations qui veulent voir la vie en vert. Tout est envisageable pour lutter contre le réchauffement, et même les idées les plus folles. »

Idées folles ?

Et Libération de dresser un florilège des solutions originales ou même farfelues pour limiter le réchauffement.

Exemples : « pour rafraîchir les villes lors des canicules, pourquoi pas les peindre en blanc ? C’est l’idée qu’entend populariser le mouvement Coolroofers (de l’anglais cool roof, "toit frais"). Pas si farfelu, pointe le journal. Car la couleur blanche, déjà testée et approuvée depuis des lustres en Grèce, renvoie jusqu’à 95 % du rayonnement solaire. »

Autre idée : cultiver encore plus le chanvre industriel (qui n’a rien à voir avec celui qu’on fume), pour en tirer de l’huile, du papier, des bio-plastiques et des plaques d’isolant.

Autres idées, en vrac : utiliser des algues pour remplacer le bitume des routes produit à base de pétrole ; mettre des voiles sur les cargos ; récupérer les couches de bébé pour en faire du compost ; ou encore utiliser la chaleur produite par les data centers pour chauffer les habitations environnantes…

Commentaire de Julien Dossier, fondateur de l’association Renaissance écologique, toujours à lire dans Libération : « on a besoin d’un grain de folie pour nous mettre en mouvement, nous permettre d’oser. C’est ce qui nous manque face à cette tâche immense qu’est la transition écologique. »

Le mauvais exemple australien

L’exemple le plus frappant du dérèglement climatique, en ce moment, ce sont les feux de forêt géants en Australie…

« Le consensus scientifique est pourtant établi, rappelle Sud-Ouest. Le réchauffement climatique aggrave les incendies. "Il est quasiment certain que les vagues de chaleur et les feux vont augmenter en intensité et en fréquence" : c’est ce qu’on pouvait lire dans le rapport du GIEC, en introduction au chapitre consacré à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, en… 2007. Il y a treize ans. Qui peut prétendre être pris par surprise ? »

Depuis ces derniers mois, constate Sud-Ouest, « l’Australie est en proie à des incendies gigantesques qui menacent ses zones les plus peuplées. Et ses dirigeants persistent pourtant dans le déni du danger climatique. »

En effet, renchérit La Charente Libre, « l’Australie est un des plus mauvais élèves de la planète en matière de carbone. Le gouvernement conservateur soutient l’industrie minière au point de favoriser des implantations près de la barrière de corail. [...] Et se refuse à tourner la page de l’industrie du charbon. Un degré de plus, 10% de précipitations en moins. Un climat plus chaud, plus sec, ne peut que provoquer des incendies plus longs, plus forts. La catastrophe en cours en Australie ne concerne évidemment pas les seuls Australiens, pointe encore le quotidien charentais. Elle n’est que le modèle réduit de ce que le réchauffement climatique nous promet si nous comptons sur le seul héroïsme des pompiers, et sur les incantations et les calculs de nos dirigeants pour éviter de connaître cet enfer. »

Retraites : vers un compromis ?

Enfin, en France, toujours beaucoup de réactions après les vœux d’Emmanuel Macron, avant-hier soir… Avec cette question centrale : va-t-on vers un compromis sur la réforme des retraites ?

Peut-être, avance La Presse de la Manche. Peut-être un compromis est-il possible sur « cet abcès de fixation qui s’est formé sur l’inclusion dans la loi d’un âge pivot de départ à la retraite à 64 ans. [...] Cet âge pivot ne figure pas dans le programme de campagne du président. [...] On peut donc penser que le président libérera son Premier ministre de cet âge pivot. Cette concession majeure devrait plaire aux syndicats réformistes et débloquer la situation. »

Non, rétorque Le Courrier Picard, « rien n’a changé : l’année 2020 commencera tout aussi mal que 2019 s’est terminée. »

Certes, pointe La Voix du Nord, « "l’apaisement" doit toujours primer sur les affrontements, a assuré le président mardi soir. Pas sûr qu’Emmanuel Macron, désormais rendu à mi-mandat, soit suivi, ni même entendu. »

Ce qui est sûr, estime L’Est Républicain, c’est que « la pression est sur Édouard Philippe. En appelant le gouvernement à trouver un "compromis rapide" dans le conflit sur la réforme des retraites, Emmanuel Macron a mis son Premier ministre au pied du mur. Pas vraiment un cadeau, ou alors empoisonné, pour les étrennes de Matignon, estime le quotidien lorrain. D’abord parce que le chef de l’État n’a pas donné de détails sur les concessions qui, de part et d’autre, pourraient ouvrir la voie à cette conciliation express. Ensuite parce que le compromis, en matière de conflit social, est tout sauf une tradition dans notre pays [...]. En France, conclut L’Est Républicain, déclencher des grèves est plus facile que les finir. Comme s’il n’y avait pas d’autre issue possible, lors des grands conflits, que la victoire totale d’un camp sur l'autre, dans la rancœur et la douleur. »

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.