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Accents d'Europe

Europe: l’avortement un droit fragile

Audio 19:30
Manifestation pro-avortement à Dublin.
Manifestation pro-avortement à Dublin. © RFI/Julien Lagache

En Europe, 26 sur 28 États membres de l’Union européenne, autorisent l’interruption volontaire de grossesse. Mais derrière ce droit, inscrit dans la loi, se cachent souvent des situations bien plus compliquées pour pouvoir interrompre une grossesse non désirée.

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Exemple en Irlande, dernier pays européen à avoir libéralisé l’avortement après un référendum. Depuis le 1er janvier 2019, les Irlandaises ont le droit de mettre un terme à leur grossesse, sans condition, chez un généraliste, jusqu’à 9 semaines et à l’hôpital jusque 12 semaines. Une loi progressiste sur le papier mais pas évidente à faire appliquer. C’est le reportage de notre correspondante Emeline Vin, qui s’est rendue dans le nord-ouest de l’Irlande. 

Au Sud de l’Europe, un tout petit État suit attentivement les avancées irlandaises sur l’avortement, il s’agit de Malte. Sur cette île méditerranéenne, l’avortement est toujours complètement interdit, sans aucune exception. Passible de trois ans de prison pour la femme qui avorte et de 4 ans d’incarcération pour le médecin qui pratique l’IVG. Dans ce contexte, le sujet est extrêmement délicat à aborder. Mais depuis quelques mois, plusieurs associations tentent d’ouvrir un débat sur la dépénalisation de l’avortement. Cécile Debarge les a rencontrées.

Après Malte, c’est la Pologne qui restreint le plus fortement l’avortement en Europe. Depuis 1993, l’IVG est autorisée dans trois cas seulement : pour le viol ou l’inceste, quand la vie de la mère est en danger ou en cas de malformation du fœtus. Et même dans ce dernier cas de figure, 4 000 médecins polonais invoquent une clause de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. Résultat, pour interrompre une grossesse non désirée les Polonaises n’ont pas d’autres choix que de partir à l’étranger. Depuis la fin de l’année, une fondation internationale leur vient en aide pour financer leur voyage. Thomas Giraudeau.

En Allemagne, la situation est particulièrement hypocrite. Si les Allemandes ont le droit, sur le papier, d’avorter sans condition, les médecins, eux, ont interdiction de donner des informations sur leur pratique de l’avortement. Depuis 3 ans, une gynécologue se bat pour lever le tabou autour de l’IVG. Elle s’appelle Kristina Hänel et se bat pour l’abolition de l’article 219a du Code pénal allemand.
Pourquoi ? Ce paragraphe a été adopté en 1933, juste après l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler. Cet article interdit aux médecins de dire qu’ils pratiquent l’avortement. Depuis Berlin, les explications Julien Mechaussie.

La chronique musicale de Vincent Theval nous emmène en Écosse avec le groupe Belle and Sebastian qui signe la bande originale d’un film.

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