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Revue de presse Afrique

À la Une: les Algériens ont un nouveau gouvernement

Audio 04:31
Un drapeau lors d'une manifestation contre le régime à Alger, le 24 décembre 2019.
Un drapeau lors d'une manifestation contre le régime à Alger, le 24 décembre 2019. REUTERS/Ramzi Boudina

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« L’approche vue d’avion du gouvernement Tebboune-Djerad donne plus le sentiment de la continuité que celui du changement », note le Maghreb Emergent. Pour ce journal en ligne basé à Alger, « c'est un gouvernement technocratique,sans boussole - exposé à l'échec.

D’abord dans l’architecture du nouveau cabinet. Aucune audace. Découpage à l’ancienne des missions. Un tantinet budgétivore avec 38 postes, et une distribution généreuse de fonctions factices comme les ministres délégués, et secrétaire d’État. Une faille scandaleuse sur le front du genre avec à peine 5 femmes dans des postes périphériques. Un renoncement au rajeunissement prétendu spectaculaire. Et surtout l’absence de prise de risque politique.  »

Pour le TSA, Tout sur l'Algérie

« Même si la relance de l’économie figure parmi ses grands chantiers prioritaires, le président Tebboune a choisi de ne pas nommer un ministre de l’Économie. Une anomalie déjà pointée du doigt par le passé. Il se contente d’un ministre des Finances qui a déjà occupé le même poste sous Bouteflika. »

Le Matin d’Algérie dans son édito

« Le jour où le moudjahid Bouregaa sort de prison, des hommes et des femmes de l'Algérie profonde et plurielle, pas nécessairement nés du côté d'Oujda ni sponsorisés par des oligarques, entraient dans le gouvernement.

Je crois pouvoir dire que c'est la première fois que des ministres sont sélectionnés sur des critères étrangers au clanisme, au régionalisme ou à la si ancienne loi du tribalisme », note l'éditorialiste du matin d'Algérie

« Dans le vocabulaire politique consacré, on appelle ce type de gouvernement, un gouvernement de technocrates, ce qui, en vérité, n'est en rien une garantie : on peut débuter en technocrate et finir en kleptocrate, ainsi que nous l'a démontré le régime de Bouteflika. »

Hasard ou pas du Calendrier

En Algérie, plusieurs détenus d'opinion incarcérés à la prison d'El Harrach ont été libérés hier jeudi 2 janvier..

Pour Observ'Algerie, « la décision serait politique, de provenance de la présidence de la République.

Le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune aurait trouvé un compromis avec le haut commandement de l'armée pour procéder à des mesures d'apaisement Une condition sine qua non du mouvement de contestation populaire dit Hirak, pour entamer le dialogue avec le pouvoir algérien. »

Observe'algerie a joint un avocat d'un détenu

Pour lui , « la libération des activistes du Hirak a été similaire à leur embastillement. Ils étaient arrêtés suite à un appel téléphonique et libérés par un autre appel. Ils ont le droit d'exiger réparation. »

Le même avocat explique que cette décision politique ne peut pas être une grâce présidentielle. « Les détenus libérés n'ont pas encore été jugés. Le président ne peut gracier que des prévenus définitivement condamnés. La question se pose sur ceux qui étaient injustement condamnés et emprisonnés pendant plusieurs mois », indique-t-il.

La Turquie peut déployer son armée en Libye

Après le vote les députés turcs hier. La décision d’intervenir revient désormais au président turc lui-même note La Nouvelle Tribune au Benin : qui titre « Erdogan, le poids d’une décision » dans le cas où la Turquie venait à sauter le pas, « le conflit entrerait dès lors dans une dimension internationale puisque les répercussions pourraient être bien plus graves qu’imaginées. Entre l’Égypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats ou encore le Qatar, de nombreuses nations sont concernées de près ou de loin par ce conflit et les intérêts des uns et des autres pourraient être directement menacés. »

« Juste pour prolonger la souffrance des Libyens » titre le quotidien Burkinabé Le Pays, « Le moins que l’on puisse dire, c’est que Recep Tayyip Erdogan voudrait prolonger la souffrance du peuple libyen qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Il est évident que la solution à la crise libyenne n’est pas la multiplication des fronts contre le maréchal Khalifa Haftar. Disons-le net, la Libye est devenue un vaste champ d’affaires où chacun se donne des raisons d’intervenir sous le prétexte d’aider le gouvernement reconnu par la Communauté internationale. »

Toujours selon Le Pays : « le continent africain reste muet et semble impuissant face à la détérioration de la sécurité en Libye. Plutôt que de s’attaquer à la plaie originelle qui s’est gangrenée jusqu’à affecter une grande partie du continent, les États semblent avoir fait le choix de s’attaquer aux effets. Il est donc temps que l’Afrique sorte de sa torpeur pour aussi défendre ses intérêts en Libye, comme le font les Européens. »

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