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Revue de presse française

À la Une: le conflit sur la réforme des retraites est toujours sur le devant de la scène

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Après 30 jours de grève, les syndicats opposés à la réforme des retraites promettent de ne pas accorder de répit la semaine prochaine au gouvernement, avant la reprise des consultations le 7 janvier 2020.
Après 30 jours de grève, les syndicats opposés à la réforme des retraites promettent de ne pas accorder de répit la semaine prochaine au gouvernement, avant la reprise des consultations le 7 janvier 2020. AFP/François Guillot

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Après la période des fêtes de fin d’année qui se termine, la rentrée c'est demain, et le conflit sur la réforme des retraites est toujours sur le devant de la scène.

Ce matin, dans la presse française, ce sont les hommes du gouvernement d’Édouard Philippe qui se font entendre. Le tout nouveau secrétaire d’État en charge de la réforme des retraites accorde un entretien au Parisien. Avec une idée maîtresse : « La promesse d’un régime universel sera tenue », annonce Laurent Pietraszewski. Et la question de nos confrères du Parisien : peut-on encore parler d'un vrai régime « universel », lorsque l'on voit que les policiers, les marins, les danseurs de l'opéra ont obtenu des aménagements à la réforme des retraites ? Réponse de l’intéressé : « Ces quelques cas que vous citez sont en réalité extrêmement limités. Sur le fond, la promesse d'un régime universel dans lequel un euro cotisé donnera les mêmes droits à chacun est tenue. On a toujours expliqué qu'il pourrait y avoir, en fonction des activités, des âges de départ différents à la retraite. Cela figurait dans le programme d'En marche », conclut Laurent Pietraszewski.

Dans les colonnes du Journal du dimanche, pour le ministre de l'Économie, non, le conflit sur les retraites ne va pas peser sur la croissance du pays. Bruno Le Maire dit s'attendre à une croissance du PIB de la France de 1,3% pour 2019 et pour 2020. Si et seulement si, nuance le ministre, les grèves s'arrêtent rapidement. Il y a un temps pour manifester son opposition et il y a un temps pour trouver un compromis. Ce temps est venu, pour le Bruno Le Maire. Et de marteler : « La réforme que nous proposons est juste : elle bénéficiera aux travailleurs qui ont des carrières hachées, aux mères célibataires, aux agriculteurs, aux commerçants, aux artisans… J'appelle donc les représentants syndicaux à saisir la main tendue par le Premier ministre pour que les discussions qui débutent cette semaine soient conclusives », souhaite le ministre dans le JDD.

Les syndicats ont rendez-vous avec le gouvernement mardi, avant plusieurs journées d'actions interprofessionnelles prévues en fin de semaine prochaine.

« Plus on aide les gens, plus ils sont aptes à sortir de la trappe à pauvreté », c'est la lauréate du prix Nobel d’économie 2019 qui le dit.

La Française de 46 ans, Esther Duflo, déconstruit les idées reçues sur la pauvreté dans un entretien au Monde, le magazine. L’une des plus répandues, dit-elle, est de faire croire qu’aider les gens les rendrait paresseux et les encouragerait à profiter du système. Tous les dispositifs d’aide aux plus pauvres, que ce soit dans les pays riches ou dans les pays en développement, sont construits sur cette croyance et possèdent de ce fait une dimension punitive. Or nos expériences montrent que c’est le contraire qui est vrai : plus on aide les gens, plus ils sont capables de repartir d’eux-mêmes.

La prix Nobel cite notamment un programme mené au Bangladesh par une ONG qui consiste à allouer aux plus pauvres un capital sous la forme de quelques animaux ou d’un pécule permettant de commencer un petit business. Un an et demi plus tard, une proportion importante de bénéficiaires sont sortis durablement de la pauvreté, dit Esther Duflo, ils sont en moyenne 30% plus riches, en meilleure santé, mieux éduqués et ils ont aussi reconquis une position de dignité dans leur communauté.

D'autres exemples, comme la mise en place d’un revenu universel, sont expliqués par Esther Duflo sur le site du Monde.

Et puis Le Figaro Magazine n'oublie pas Fariba Adelkhah retenue dans les geôles iraniennes.

La Franco-Iranienne est détenue depuis pile aujourd'hui sept mois dans la prison d'Evin à Téhéran, l'une des prisons les plus redoutées d’Iran. Depuis le 5 juin, la chercheuse de 60 ans, y est enfermée. Dans une lettre transmise au Centre pour les droits de l’homme en Iran et authentifiée par ses proches, l’anthropologue spécialiste du chiisme a fait savoir qu’elle avait entamé une grève de la faim, le 24 décembre.

La justice iranienne, qui ne reconnaît pas sa nationalité française, a inculpé Fariba Adelkhah pour espionnage. Le Figaro pense savoir que la République islamique se sert de Fariba Adelkhah, et de Roland Marchal autre français détenu en Iran, comme monnaie d'échange.

Il s’agirait, en l’occurrence, du cas d’un ingénieur iranien expert en fibre optique, du nom de Jalal Rohollahnejad, interpellé en France, le 2 février dernier à l’aéroport de Nice. Les États-Unis réclament son extradition pour le juger, car ils le soupçonnent d’avoir acquis des matériels sous embargo pour les importer en Iran en vue de produire des systèmes d’armement.

Depuis, cet Iranien est détenu à la prison de Luynes, dans le sud de la France. Pour Le Figaro, le sort de Fariba Adelkhah est suspendu à celui de ce monsieur.

Et puis l'affaire Gabriel Matzneff continue de faire couler beaucoup d'encre.

C'est d'ailleurs la Une pleine page du JDD. Le goût autoproclamé de Gabriel Matzneff, aujourd'hui âgé de 83 ans, pour les jeunes filles et les jeunes garçons n'a jamais à l'époque fait ciller le monde de l'édition. Mais la sortie du livre intitulé Consentement, où l'éditrice Vanessa Springora décrit comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff, presque quinquagénaire, alors qu'elle avait 14 ans, est en train de changer la donne.

Et le mea culpa aujourd'hui de Bernard Pivot, ancien animateur de télévision accusé de complaisance avec l'écrivain Gabriel Matzneff, qu'il reçut plusieurs fois sur le plateau d'Apostrophe, l'écrivain y décrivait son attirance sexuelle pour les « moins de 16 ans ». Bernard Pivot dans le JDD dit ses « regrets » estimant n'avoir pas eu à l'époque « les mots qu'il fallait ».

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