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Revue de presse Afrique

À la Une: l’Afrique toujours colorée en rouge

Audio 04:03
Un militaire de l'armée burkinabè en plein exercice (illustration).
Un militaire de l'armée burkinabè en plein exercice (illustration). AFP/Issouf Sanogo

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C’est l’expression utilisée par Le Nouvel Observateur à Kinshasa en RDC. « Comme l’est de la République démocratique du Congo, le Sahel reste encore une plaie ouverte au cœur de l’Afrique, pointe le quotidien congolais, une zone livrée aux barbares du XXIe siècle, qui croient que la seule voie pour se faire entendre c’est de massacrer des paisibles populations au nom d’une soi-disante philosophie diabolique. Plus de 20 morts à Beni, 14 morts au Burkina Faso, 16 morts au nord du Kenya, le terrorisme reste encore un virus dangereux en ce début d’année 2020, constate Le Nouvel Observateur. Ce qui laisse croire que l’Afrique est toujours colorée en rouge, rouge du sang de paisibles citoyens, victimes d’attentats et de massacres perpétrés par des hommes sans foi. »

Burkina Faso : 14 victimes, dont sept enfants

La presse burkinabè est sous le choc après l’explosion meurtrière samedi d’un minibus transportant principalement des élèves en fin de congés scolaires. « Toéni, la martyre, a encore été frappée, s’exclame Aujourd’hui. Toéni est au Burkina, ce que Beni est à la RD Congo. Après donc ces multiples incursions meurtrières contre les civils, les nombreuses attaques aux couleurs de deuil contre les positions des forces armées, voilà que 14 âmes ont été arrachées par les éclats funestes d’un engin explosif improvisé. Et comble de l’horreur, soupire le journal, figurent parmi les victimes, sept élèves et quatre femmes. Sept innocents et pauvres enfants qui essayaient de rattraper le fil de leur avenir sectionné quelques mois plus tôt par les groupes terroristes, qui ont obligé leurs écoles à fermer boutique. Ces innocentes âmes repartaient en effet à Tougan où les enfants des sinistrés du terrorisme ont été regroupés pour poursuivre leur cursus scolaire. Ils avaient ainsi dit au revoir à leurs parents, avec dans le cœur, la joie de retrouver les salles de classe pour espérer un jour participer à l’avancement du train du développement du Burkina Faso. Hélas, s’exclame encore Aujourd’hui, les terroristes ont décidé autrement. L’axe Tougan-Toéni est devenu un genre de no man’s land où sévissent des groupuscules qui ne se cachent même plus. »

Vague d’indignation

Le Pays s’indigne également : « 14 personnes sont mortes sur le coup, 19 blessées et des dizaines d’autres marquées à vie pour avoir été les témoins oculaires de ce crime déchirant, perpétré par des individus aux desseins funestes. Ce énième attentat a déclenché dans tout le pays et même au-delà, une vague d’indignation non pas seulement à cause du nombre élevé de victimes, mais aussi, et surtout parce qu’il y a, parmi ces dernières, des adolescents et des femmes. (…) C’est bien la première fois qu’un nombre aussi important d’élèves tombe dans cet engrenage de la violence, et il est à craindre, estime encore Le Pays, que cette forfaiture engendre une déscolarisation massive dans les zones déjà abandonnées par beaucoup d’enseignants, par instinct de survie. »

Résistance nationale !

Résultat, pointe L’Observateur Paalga, « c'est encore une année de dures épreuves sur le plan sécuritaire que le pays devra vivre. Les Burkinabè ne s’y trompent pas en formulant abondamment des vœux de paix et de stabilité pour leur pays et pour la sous-région du Sahel. Puissent-ils être entendus et que 2020 voit une montée en puissance plus vigoureuse de nos FDS, Forces de défense et de sécurité, avec une collaboration plus accrue et plus efficiente des populations. » En effet, précise L’Observateur Paalga, « chaque Burkinabè devrait se convaincre qu’il a sa pierre à apporter, si petite soit-elle, à la lutte contre le terrorisme ou, tout au moins, à en limiter les conséquences. Cette résistance nationale à laquelle le pays tout entier est appelé commence par un minimum de civisme dans le respect des consignes de sécurité données par les FDS. C’est pourquoi, déplore encore le quotidien ouagalais, on manque de mots pour stigmatiser l’inconscience, l’insouciance et l’indécent appât du gain qui ont poussé les conducteurs de trois cars de transport à emprunter cet axe Toéni-Tougan, samedi dans la matinée, malgré l’interdiction formulée par les FDS qui œuvraient à le sécuriser. »

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