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Nouvelles technologies

Du soufre dans nos batteries

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Une batterie lithium-soufre permettrait une autonomie de 1000 km pour les voitures électriques, sans avoir besoin de passer par une borne de recharge.
Une batterie lithium-soufre permettrait une autonomie de 1000 km pour les voitures électriques, sans avoir besoin de passer par une borne de recharge. Université de Waterloo

Fini les smartphones qui se déchargent en moins de 24 heures chrono ! Une chercheuse australienne a mis au point une batterie lithium-soufre puissante et simple à produire qui offrirait une autonomie de cinq jours à nos mobiles énergivores ou permettrait de rouler pendant 1000  kilomètres en voiture électrique sans devoir la recharger.

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Nos batteries intègrent actuellement du lithium, ce métal alcalin d’une grande densité énergétique est rare et cher et ses ressources naturelles disponibles sur la planète restent très limitées. La recherche sur des accumulateurs durables et respectueux de l’environnement de grande capacité, occupe depuis longtemps de nombreux scientifiques à travers le monde.

Mais aucune des technologies qui ont été expérimentées jusqu’à présent ne permet à l’humanité de s’engager pleinement sur la voie salutaire de la transition énergétique. Pas de panique ! Une chercheuse de l’Université Monash à Melbourne en Australie, est parvenue à développer un prototype de batterie lithium-soufre, qu’elle présente comme étant la plus efficace du monde.

Son dispositif serait ainsi capable d’alimenter un smartphone durant cinq jours et promettrait une autonomie de 1000km pour les voitures électriques, sans avoir besoin de passer par une borne de recharge. La technologie des batteries lithium-soufre est connue depuis longtemps, en revanche, un défaut majeur empêchait jusqu’à présent de l’utiliser. En quelques cycles de charges et de décharges, patatras ! L’électrode à base de soufre est victime de sa très grande capacité énergétique.

Elle se dilate et se contracte sous l’effet du courant pour finalement se désagréger. La scientifique australienne semble avoir résolu le problème en adoptant une méthode couramment employée par l’industrie des détergents en poudre. Cette technique dénommée « pontage à base de polymères » permet de créer des structures plus espacées entre les particules de soufre, afin d’éviter qu’elles n’éclatent sous l’action des charges successives.

La chercheuse estime qu’elle a enfin découvert le « Saint Graal » de la transition énergétique. Elle a déposé un brevet sur le processus de fabrication de cette nouvelle batterie de très haute capacité et de longue durée. L’université australienne a communiqué qu’en plus d’offrir de meilleures performances, sa mise en industrie serait simple et aurait un faible impact environnemental en comparaison des batteries Lithium-Ion actuelles.

Les premiers tests grandeur nature sont prévus dès cette année, avec une commercialisation envisagée fin 2020. Ces accumulateurs à base de soufre qui offriront bientôt à nos véhicules ou nos smartphones des batteries dignes de ce nom, stockeront-ils alors des énergies renouvelables que produiraient en masse, des éoliennes, des panneaux solaires ou des centrales hydroélectriques ? Ça, c’est une tout autre histoire.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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