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Revue de presse française

À la Une des hebdos: âge pivot, le pas en arrière du gouvernement

Audio 06:17
Manifestation sur le Vieux-Port de Marseille contre la réforme des retraites, le 11 janvier 2020.
Manifestation sur le Vieux-Port de Marseille contre la réforme des retraites, le 11 janvier 2020. AFP/Christophe Simon

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À la Une de la presse hebdomadaire et magazine, ces syndicats qui remportent la bataille de l’âge pivot après son retrait sous conditions du projet de réforme des retraites.

Sans surprise, le gouvernement français a donc fait un pas en arrière sur l’âge pivot, et le secrétaire général du syndicat CFDT crie « victoire ». Dans une interview au Journal du dimanche, Laurent Berger dit en effet que le retrait de l'âge pivot à 64 ans de la réforme des retraites est une « victoire (…) nous sommes passés d'une logique d'affrontement à une logique de dialogue avec le gouvernement », se réjouit-il, estimant qu'il s'agit d'une « victoire de la CFDT, mais aussi de l'Unsa et de la CFTC ».

Justement. Dans Le Parisien dimanche, le secrétaire général du syndicat Unsa voit le retrait de l’âge pivot comme un « signe d’apaisement ».

Selon un sondage Ifop pour le JDD, deux Français sur trois (65%) désapprouvent l’instauration d’un âge pivot assorti d’un système de bonus-malus dans le régime des retraites voulu par l’exécutif en France. 30% d’entre eux soutiennent le mouvement de grève contre les retraites (un chiffre « en forte augmentation, de cinq points en une semaine », souligne le JDD) et 19% lui accordent leur « sympathie ». En tout, un Français sur deux, donc, après 39 jours de grève…

C’est fait, la maire de Paris Anne Hidalgo est bien candidate à sa propre succession à la tête de la capitale.

Tout sourire à la Une du Parisien dimanche, Anne Hidalgo le dit à ce journal. « Je suis candidate à un nouveau mandat de maire de Paris », y dit-elle, à deux mois des élections municipales. Après avoir précisé qu’elle se présentait en deuxième position sur sa liste dans le XIe arrondissement de Paris, Anne Hidalgo, qui fait largement figure de favorite de ce scrutin, dit vouloir faire de Paris une ville « 100% vélo » et confirme dans Le Parisien dimanche qu’elle ne sera « pas candidate à la présidentielle de 2022 ».

Mais restons en 2020, avec ses prévisions d’actualité. Parmi les temps forts attendus cette année, ceux du calendrier judiciaire en France.

Dans le vaste panorama qu’il dresse de « ce qui (nous) attend en 2020 », l’hebdomadaire L’Express évoque ainsi des procès « retentissants », à commencer par celui du curé Bernard Preynat, accusé de pédophilie présumée dans le diocèse de Lyon, si la grève des avocats le permet, mais aussi les procès qui attendent Nicolas Sarkozy.

Les procès, car l’ancien président de la République « devrait être jugé deux fois en 2020 », prévient cet hebdomadaire, avec, tout d’abord, l’affaire dite « des écoutes », dans laquelle l’ancien président est « soupçonné d’avoir tenté d’obtenir des informations confidentielles d’un haut magistrat de la Cour de cassation en échange de la promesse d’un poste à Monaco » ; avec, ensuite, l’affaire dite « Bygmalion », du nom de cette agence de communication ayant orchestré la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012, et dans laquelle l’ancien chef de l’État est poursuivi pour « financement illégal de campagne électorale » et se retrouve passible « d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende », rappelle L’Express.

Selon ce journal, ces deux affaires « devraient donner lieu à deux procès distincts - en toute logique avant la fin de l’année ».

L’Express ne manque bien sûr pas d’évoquer aussi le procès à venir de l’ancien Premier ministre François Fillon, sans oublier celui de Lamine Diack, qui débute après-demain à Paris.

Devant le tribunal correctionnel, le Sénégalais Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme devra répondre de « corruption active et passive », « abus de confiance » et « blanchiment en bande organisée ». L’Express évoque le « réquisitoire assassin » qu’a dressé le parquet national financier dans cette affaire : « sous la direction de son président et forte de plusieurs années de malversations, (la Fédération internationale d’athlétisme) a réussi à concilier corruption et encouragement du dopage », bûcheronne la justice. Cet hebdomadaire signale que « Lamine Diack aurait notamment monnayé l’indulgence des services antidopage de la fédération internationale contre des fonds russes destinés à alimenter des campagnes politiques au Sénégal. Cinq de ses proches sont également renvoyés devant la justice, dont son fils Papa Massata Diack, ex-conseiller marketing » de cette fédération internationale.

Justice encore, avec les jihadistes français détenus au Kurdistan syrien, et qui pourraient finalement être rapatriés en France pour y être jugés.

C’est la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui l’a dit au journal Libération. « S’il n’est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d’autre solution que de rapatrier ces gens en France », a déclaré la garde des Sceaux.

Le Parisien dimanche y voit une « réelle inflexion » sur un sujet « très sensible ». Nicole Belloubet « ouvre pour la première fois la porte à un rapatriement des jihadistes français », souligne ce journal.

Un qui ne sera, en tout cas, pas jugé au Japon, c’est Carlos Ghosn. L’ex-patron de Renault-Nissan est réfugié au Liban après une rocambolesque évasion de sa prison japonaise, en emportant avec lui un lourd secret.

Un secret qui n’en sera plus un dans quelques secondes pour les auditeurs de RFI qui l’ignorent encore, puisque je m’en vais vous le révéler, l’ayant découvert à la lecture de deux hebdomadaires, L’Obs et Le Point. Pour L’Obs, il s’agit même du « dernier secret » de Carlos Ghosn. Pour Le Point, « à ce stade, son histoire raisonne étrangement avec celle de son père, Georges Ghosn, condamné à mort au Liban, puis réfugié au Brésil. »

Voilà, je vous l’ai dit, ce « lourd secret », c’est celui de son père, que Carlos Ghosn a toujours pris soin de bien occulter dans ses biographies. Cette « blessure intime qui, selon L’Obs, aura nourri, chez Ghosn (…) cette inextinguible soif de reconnaissance », c’est une histoire que le désormais fugitif de Beyrouth a tenté, toute sa vie d’étouffer.

En réussissant la sienne de manière étincelante, son fils Carlos a fait de son patronyme celui non plus d’un condamné, mais d’un « héros de la diaspora libanaise. L’est-il toujours aujourd’hui ? », se demande Le Point. Telle est la question.

Car comme le signale l’hebdomadaire Challenges, Carlos Ghosn « sera peut-être prochainement mis en examen en France ». Ainsi passe la gloire du monde…

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