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Accents d'Europe

À l’est de l’Europe, des conflits gelés

Audio 19:30
Le président russe, Vladimir Poutine, durant l'inauguration du pont qui relie la Russie à la Crimée, le 23 décembre 2019.
Le président russe, Vladimir Poutine, durant l'inauguration du pont qui relie la Russie à la Crimée, le 23 décembre 2019. © Sputnik/Aleksey Nikolskyi/Kremlin via REUTERS

Projet d’élargissement dans les Balkans, partenariat oriental avec les pays du Caucase qui vient de fêter ses dix ans. L’Europe a, depuis longtemps, compris que sa stabilité dépendait aussi de celle de ses voisins les plus proches.

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Et autant dire qu’avec la politique du fait accompli du président russe, ce n’est pas gagné.
C’était il y a six ans. La révolution pro-européenne de Maidan en Ukraine, provoquait un conflit armé dans le Donbass soutenu par l’armée russe. Moscou annexait ensuite la péninsule de Crimée.

Aujourd’hui, les pourparlers de paix ont repris péniblement, lors d’un sommet en décembre 2019 à Paris. La Russie est toujours sous le coup de sanctions économiques européennes. Mais, la Crimée reste russe et le Donbass sous le contrôle des indépendantistes proches de Moscou. Alors, peut-on dire que la politique du fait accompli fonctionne pour Vladimir Poutine ?
Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut Français de Géopolitique et associé à l’Institut Thomas More, décrypte toutes ces questions.

Pour lui, la victoire du président russe n’est qu’apparente, car en annexant la Crimée et en soutenant les séparatistes du Donbass, Moscou a fait basculer l’Ukraine dans le camp occidental.
L’Ukraine qui, désormais, échappe à la mainmise russe donc, tout comme la Géorgie.

Pour contrer la coopération entre l’UE et six pays de l’ex-URSS, la Russie a mis sur pied l’Union économique Eurasiatique. Moscou s’est aussi rapproché de Pékin. Le président français a beau multiplier les tentatives de rapprochement avec Moscou, le Conseil de l’Europe à Strasbourg a même réintégré la Russie… Rien n’y fait. Vladimir Poutine regarde à l’Est.
Direction l’Orient donc, plutôt que l’Occident.

Symboliquement, les îles Kouriles font partie de cette politique. L’archipel situé au large de l’extrême Orient russe est administré par Moscou depuis 1945. Mais, le Japon revendique toujours sa souveraineté sur quatre de ces îles. Vladimir Poutine et Shinzo Abe se sont entretenus à ce sujet à de multiples reprises, mais les deux partis campent sur leurs positions. Là encore, un conflit non résolu. Reportage d'Étienne Bouche sur la plus grande île de cet archipel…

Asseoir son pouvoir en Orient, mais aussi regrouper des pays satellites autour de Moscou, c’est la grande ambition de Vladimir Poutine qui recueille ainsi des bénéfices de popularité sur la scène intérieure. Mais, ce n’est pas là la première des priorités, nous dit Jean-Sylvestre Mongrenier.

Une ex-URSS recomposée sans le soviétisme… la formule ne plaît pas à tout le monde au premier rang desquels le voisin biélorusse. Les deux pays parlaient pourtant, au début des années 2000, de muer leur rapprochement en confédération. La lune de miel est terminée. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko revendique désormais son indépendance.
Et puis, il faut aussi parler de la Moldavie. Un pays dont le président pro-russe, doit composer avec un Parlement, dont la deuxième force est pro-européenne.
Des tiraillements, symbolisés par un conflit gelé entre Chisinau et Moscou. La région de Transnistrie, région pro-russe, qui s’est autoproclamée indépendante. Les explications de Benjamin Ribout.

La Moldavie, qui a signé un accord d’association avec l’Europe, mais qui semble bien loin d’un début de négociation pour intégrer l’UE tant la question de la corruption est endémique dans le pays.

Du côté des Balkans, ils sont nombreux aussi les pays qui attendent leur tour, l’Albanie ou la Serbie pour ne citer qu’eux. Mais là encore, les questions de frontières instables inquiètent.
La Serbie, par exemple, ne reconnaît toujours pas l'indépendance du Kosovo, un peu plus de vingt ans après la guerre de 1999. Les deux ennemis négocient discrètement un possible échange de territoires pour faire la paix... Au risque de déstabiliser toute la région. Simon Rico.

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