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Chronique des matières premières

La stratégie de montée en gamme de Soufflet, géant français des céréales

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Une exploitation agricole en France (image d'illustration).
Une exploitation agricole en France (image d'illustration). © Getty images

Farine Label rouge, malt pour artisans brasseurs, blé spécifique pour les meuniers africains… Le groupe Soufflet illustre la nécessaire montée en gamme de la filière céréalière française, face aux prix bas et à la concurrence étrangère.

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Les cours des céréales ont un peu remonté, la demande est forte en Asie et en Afrique, mais la hausse de son chiffre d’affaires, +9% l’an dernier, le groupe Soufflet la doit aussi en grande partie à la montée en gamme de ses activités. L’entreprise familiale a encore exporté 20% des céréales françaises l’an dernier, c’est aussi l’un des principaux meuniers-boulangers français et le premier malteur mondial. Mais il lui faut sortir d’une logique de masse pour aller vers des produits de plus en plus spécifiques.

Traçabilité des blés et malts spéciaux
Répondre à des consommateurs de plus en plus exigeants. Ne plus aller de la fourche à la fourchette, mais faire le chemin inverse, de la fourchette à la fourche, souligne le patron du groupe. Soufflet veut ainsi devenir le premier fournisseur de farines issues de filières tracées (origine France, responsable, Label rouge ou bio). Le groupe a reconverti un moulin en 100% bio, dont les ventes démarrent. Il développe aussi les produits à base de légumineuses, de plus en plus prisées pour remplacer la viande.
Géant du malt, Soufflet s’est aussi adapté à la demande des brasseurs artisanaux, qui ont relancé le marché de la bière, avec des malts spéciaux ou bio en France, des malts spéciaux en Russie. Le groupe s’est d’ailleurs implanté à Saint-Pétersbourg et en Éthiopie avec une malterie à Addis-Abeba, qui utilisera l’orge locale.

Bientôt une école de boulangerie en Côte d'Ivoire
Côté exportations, il faut surmonter la concurrence des blés de la mer Noire.
Là aussi, Soufflet pratique une montée en gamme pour tenter de se démarquer. Au port de la Pallice près de La Rochelle, les silos sont désormais compartimentés en plus de 60 cellules pour répondre aux différentes qualités demandées, du Cameroun au Sénégal. C’est, juge le patron du groupe français, le « silo avancé de nos clients meuniers en Afrique ». Des meuniers accompagnés pour évaluer leur besoin en fonction du type de panification. L’an prochain, Soufflet créera une école de boulangerie en Côte d’Ivoire.

Avec les grèves, risque de rupture d’approvisionnement mi-janvier
Reste que les exportations ont pris du retard du fait des grèves en France. Avec 40 trains annulés, seule la moitié du programme a été réalisé. Il faut utiliser les camions, le surcoût est de 50%. Il pourrait y avoir des ruptures d'approvisionnement, estime le directeur général de Soufflet Négoce, à partir de la deuxième quinzaine de janvier.

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