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Chronique des matières premières

Le coton reprend des couleurs

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En 2008, le Mali est devenu le premier producteur de coton africain.  Ici, un agriculteur cueille du coton dans le sud du Mali, le 4 décembre 2018 (image d'illustration).
En 2008, le Mali est devenu le premier producteur de coton africain. Ici, un agriculteur cueille du coton dans le sud du Mali, le 4 décembre 2018 (image d'illustration). AFP/Michele Cattani

La signature imminente d'un pré-accord commercial entre la Chine et les États-Unis profite aux cours du coton. De même que l'apaisement des tensions entre Washington et Téhéran. Le cap symbolique des 70 dollars la livre a été franchi.

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Le coton, comme le pétrole, est très sensible aux tensions géopolitiques. Or elles s'apaisent un peu, entre l'Iran et les États-Unis. Washington et Pékin s'apprêtent en outre à signer la phase 1 de leur accord commercial, et le coton y aura toute sa place. La Chine devrait s'engager à importer du coton américain avec des taxes douanières insignifiantes.

Tout cela redonne des couleurs aux cours de la fibre naturelle. À 71 dollars la livre, ils sont 25 % plus élevés que lors de leur creux du mois d'août, où ils avaient atteint leur plus bas niveau en trois ans.

L'Inde et le Pakistan gros importateurs cette année

La demande chinoise de coton va-t-elle suffire à absorber les stocks mondiaux ? Pas complètement, mais ces stocks vont diminuer, c'est sûr. Le Brésil a certes une belle production cotonnière. Mais l'Inde, qui était encore exportatrice l'an dernier, va redevenir importatrice nette. Elle n'envahira plus les marchés avec du fil subventionné, ce qui avait limité la demande de coton et encouragé beaucoup d'acheteurs de fibre à faire défaut, au Vietnam, au Bangladesh et en Chine. Le Pakistan a de son côté une récolte catastrophique à cause des pluies, il va devoir importer deux fois plus de coton.

La Chine prête à acheter 1 million de tonnes de fibre

Quant à la Chine, sa production devrait être déficitaire de plus de 3 millions de tonnes par rapport à l'an dernier. Ce qui divisera par deux les réserves chinoises, elles seront proches du minimum exigé par les autorités. « Pékin devra donc importer pas loin d'1 million de tonnes de coton en 2020, selon George Toby, le vice-président du CICCA (Comité de coopération internationale des associations cotonnières). Reste à savoir sur quel délai s'étaleront les commandes chinoises. Le premier appel d'offres est prévu pour le 28 janvier prochain ».

Fenêtre de tir pour les cotonculteurs africains

Dans ce contexte les producteurs africains s'en tirent plutôt bien. Les cotonculteurs africains qui ont bien vendu la récolte 2019-2020 ont une fenêtre de tir pour vendre 2020-2021 tant que les cours sont élevés, estime cet expert. Ils pourraient selon lui placer jusqu'à 250 000 tonnes en Chine. « La hausse actuelle des cours leur redonne le sourire, ils sont supérieurs à leurs coûts de revient », commente le négociant français Devcot. Son concurrent Mambo souligne quant à lui « la fermeté du dollar, un facteur d'attractivité pour les cotons africains ».

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