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Revue de presse Afrique

À la Une: la Guinée, où la France appelle les partis politiques à l’apaisement

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Manifestation, à Conakry, baptisée « marche de l’ultimatum » contre le porjet de réforme de la Constitution qui pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, le 6 janvier 2020.
Manifestation, à Conakry, baptisée « marche de l’ultimatum » contre le porjet de réforme de la Constitution qui pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, le 6 janvier 2020. CELLOU BINANI / AFP

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C’est ce que relève sobrement le site Afrik.com, après les déclarations de Jean-Yves Le Drian, avant-hier à l’Assemblée nationale à Paris. Le ministre français des Affaires étrangères avait souligné que le projet de réforme de la Constitution promu par le président Alpha Condé ne paraissait pas « obligatoirement partagé ni par sa population, ni par ses voisins ».

Et au Burkina Faso, ce matin, le journal Wakat Sera s’en prend vivement à Alpha Condé. Car en Guinée, selon ce quotidien ouagalais, « l’avenir n’est guère à l’optimisme compte tenu du mot d’ordre du Front anti-nouvelle constitution (FNDC) et anti-troisième mandat, à poursuivre les manifestations jusqu’au retrait du fameux et fâcheux projet de nouvelle constitution », souligne Wakat Sera. Comme le constate ce journal burkinabè, le pouvoir guinéen « accuse l’opposition d’être à l’origine des dérives et durcit le ton face aux manifestations ». Certes, admet-t-il, Alpha Condé « n’a pas affirmé qu’il irait au troisième mandat, mais son tour de passe-passe de la modification constitutionnelle, qui lui permettra même de remettre à zéro le compteur des mandats est trop grossier », énonce Wakat Sera, en prédisant à la Guinée des « heures très chaudes et probablement sanglantes si la situation n’évolue pas vers cette paix souhaitée par (le) peuple guinéen ».

Autre déclaration officielle de la France, qui fait polémique, cette fois-ci au Mali, celle à Pau du président Emmanuel Macron

Le président français, devant ses pairs du G5 Sahel, avait jugé « indigne » le sentiment anti-français qui se manifeste au Sahel contre la présence militaire de « Barkhane ».

Et, en effet, le quotidien malien Le Démocrate tire à boulets rouges sur Emmanuel Macron. « Macron, les terroristes que la France et ses alliés sont venus combattre au Sahel sont les mêmes terroristes qu’ils avaient armés et soutenus pour renverser Mouammar Kadhafi, (…). Est-ce cela la dignité ? », bûcheronne Le Démocrate. « Macron, la France qui a soutenu les rebelles Seleka en Centrafrique afin de renverser le président Bozizé, accusé de signer des contrats trop favorables à la Chine et à l’Afrique du Sud est la même qui a mobilisé l’ONU pour combattre ces mêmes rebelles Seleka. Est-ce cela la dignité ? », enchérit cet hebdomadaire malien, lequel, après trois ans d’existence (qu’il fête cette semaine) continue, à gauche toute, à faire de la résistance.

En Côte d’Ivoire, tout d’abord cette attaque d’une position de l’armée nationale près de Tabou, ville côtière situé à l’ouest du pays

Selon L’Infodrome, c’est une attaque nocturne qui a eu lieu vers 3h, heure locale, jeudi, dans la localité de Nero, non loin en effet de Tabou, près de la frontière du Libéria, où une position des Forces armées de Côte d’Ivoire a été la cible d’individus armés non-identifiés. Pour l’instant, « aucun bilan n’est disponible », et le calme est revenu à Nero, où les villageois, tout de même, « redoutent une autre attaque (…) les jours à venir ». Le site des quotidiens ivoiriens L’Inter et Soir Info rappelle que les précédentes attaques de ce genre dans cette région remontent à 2015.

En Côte d’Ivoire encore, c’est ce vendredi que le dossier judiciaire d’accusation contre Guillaume Soro et 17 de ses proches, poursuivis notamment pour tentative d’atteinte à l’autorité de l’État, va être examiné par la Cour de cassation.

Et les poursuites contre l’ex-président de l’Assemblée nationale, qui fut aussi deux fois Premier ministre, et chef de la guérilla contre Laurent Gbagbo, mais qui est aussi candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire, invitent à la prudence, estime le site Yeclo.

Selon ce journal ivoirien en ligne, seul un procès de Guillaume Soro nous permettra de juger de la « collusion supposée ou réelle entre un régime auquel (Soro) est notoirement opposé et le pouvoir judiciaire ».

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