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Hongrie / Greenpeace / Environnement

Hongrie : la boue rouge dangereuse selon Greenpeace

Vue aérienne du point de rupture de la digue du réservoir de l'usine de bauxite-aluminium de la société MAL, située à Ajka (160 km à l'ouest de Budapest).
Vue aérienne du point de rupture de la digue du réservoir de l'usine de bauxite-aluminium de la société MAL, située à Ajka (160 km à l'ouest de Budapest). Reuters//Peter Somogyi-Toth / Greenpeace

L'organisation non-gouvernementale Greenpeace publie ce vendredi 8 octobre 2010 les résultats de ses prélèvements dans les eaux hongroises, suite au grave incident chimique qui a déjà fait sept morts. Le taux d'arsenic serait anormalement élevé. De son côté, le Premier ministre Viktor Orban persiste, il affirme que la crise est à présent maîtrisée et que le Danube ne sera pas dangereusement pollué.

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Avec notre correspondante à Kolantar, Heike Schmidt

Les premiers résultats des prélèvements dans la rivière Tornal n'ont pas été publiés par les autorités, ni par l’usine, mais par l’organisation écologiste Greenpeace.

Pour le militant Banlage Tömöri, ces résultats sont tout sauf rassurants : « Nous avons découvert que dans cette boue rouge il y a une quantité inhabituellement élevée d’arsenic et de mercure. Le niveau d’arsenic est extrêmement important, ce qui représente un danger pour le système nerveux de l’homme.

Cela détruit aussi les animaux et les plantes et il peut s’accumuler dans les organismes, en ayant des conséquences à long terme. Et si l’arsenic se répand dans l’environnement, la catastrophe écologique prendra encore plus d’ampleur.

Nous sommes choqués. Nous sommes déjà au cinquième jour et les autorités n’ont pas correctement vérifié la composition de l’eau boueuse. Nous ne comprenons pas pourquoi il faut que ce soit une ONG comme la nôtre qui démontre le véritable niveau de toxicité d’une catastrophe écologique de cette envergure ».

Greenpeace accuse la compagnie d’aluminium MAL et le gouvernement hongrois de retenir des informations essentielles pour la population. Une population qui ne sait toujours pas si elle peut revenir vivre dans les zones touchées par la marée meurtrière.

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