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Espagne

Les Espagnols dans la rue contre la future réforme des retraites

Les responsables des deux grands syndicats espagnols, CCOO et  UGT, manifestent contre la future réforme des retraites, le 18 décembre 2010.
Les responsables des deux grands syndicats espagnols, CCOO et UGT, manifestent contre la future réforme des retraites, le 18 décembre 2010. Reuters / Andrea Comas

En Espagne, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero fait face au mécontentement de la rue. Une quarantaine de manifestations étaient organisées dans tout le pays samedi 18 décembre pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement socialiste et contre la reforme des retraites. Prévue pour janvier, elle prévoit d'allonger les cotisations et de repousser les départs à 67 ans, soit un recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

« Il y a une ligne rouge, et cette ligne rouge le gouvernement Zapatero l'a franchie ». Cette phrase est de Candido Mendez, le secrétaire général d'UGT, l'un des deux grands syndicats ayant convoqué cette vague de protestation importante.

La ligne rouge dont il parle, c'est le passage du départ légal à la retraite de 65 à 67 ans, de façon progressive, d'ici à 2025. Pour les syndicats, cette réforme est inacceptable, d'où cette mobilisation pour tenter de faire fléchir le gouvernement socialiste.

Mais José Luis Zapatero est inflexible. « Je ne cèderai pas », a t-il assuré. Il a certes parlé d'ouvrir un débat au sein de la société espagnole, non pas pour discuter le texte, mais pour l'expliquer « de manière pédagogique ».

En clair, José Luis Zapatero dit qu'il n'a pas le choix. Il veut rassurer les marchés financiers, qui le poussent à serrer la vis sociale. « Cette réforme nous donne une stabilité pour les 15-20 années à venir, a dit le chef du gouvernement, sinon la Sécurité sociale sera un jour en faillite ». Il semble bien que José Luis Zapatero ne changera pas d'avis, lui qui entend accentuer la cure d'austérité de son pays, quitte à être de plus en plus impopulaire.

Il n'y a pas, en Espagne, une culture de la violence telle qu’on a pu la voir s’exprimer dans des manifestations en Grèce ou en Irlande. La traduction du mécontentement sera très certainement électorale.

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