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Italie

Référendums en Italie: échec cuisant pour Berlusconi

Entre 90 et 95% d'électeurs italiens ont rejeté les prpositions de Silvio Berlusconi prévoyant un retour au nucléaire, la privatisation de l'eau et l'abolition de son immunité judiciare.
Entre 90 et 95% d'électeurs italiens ont rejeté les prpositions de Silvio Berlusconi prévoyant un retour au nucléaire, la privatisation de l'eau et l'abolition de son immunité judiciare. REUTERS/Stefano Rellandini

Silvio Berlusconi vient d'essuyer un nouveau revers lundi 13 juin avec un vote massif des Italiens qui ont rejeté par référendum le retour au nucléaire, la privatisation de l'eau et surtout qui le renvoie devant les juges. Cela veut dire que Silvio Berlusconi devra répondre aux convocations de la justice. Il est actuellement jugé dans quatre procès. Pour l'opposition italienne c'est le début de la fin de l'ère Berlusconi.

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C'est un changement de climat politique.

Témoignage d'une citoyenne de Rome

Silvio Berlusconi a toujours cherché à échapper à la justice. Il s'est même arrogé une immunité en tant que chef du gouvernement en faisant voter une loi. Une loi que les Italiens viennent d'abroger par référendum. Le président du Conseil italien devra donc répondre des faits qui lui sont reprochés devant les juges qu'ils s'agissent d'affaires de mœurs ou d'affaires financières.

Les Italiens ont également rejeté la privatisation de l'eau et le retour à l'énergie nucléaire. Leur forte participation à ce scrutin est un échec personnel pour Silvio Berlusconi qui les avait encouragés à passer un week-end au bord de la mer plutôt que de se rendre aux urnes.

Pour l'opposition qui réclame la démission de Silvio Berlusconi, les Italiens se sont réappropriés leur destin. Après sa déroute aux municipales, il y a 15 jours, Silvio Berlusconi encaisse une nouvelle défaite mais les prochaines élections législatives ne sont prévues qu'en 2013 et il restera à la tête du gouvernement tant que perdurera sa coalition avec la Ligue du Nord.

Il y a un débat en Italie sur la possibilité de faire une réforme fiscale... Les prochaines semaines, on va voir un débat entre le ministre de l'Economie Tremonti, qui ne veut pas de réforme, Berlusconi, et la Ligue du Nord, d'Umberto Bossi.

Giovanni Orsina, professeur à l'Université Luiss-Guido-Carli de Rome

 

 

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