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Cinéma / Festival du film «Nuits noires» de Tallinn

« Akkyz », un film kazakh qui prône la tolérance et le respect de la nature

Zhanabek Zhetiru, réalisateur kazakh du film «Akkyz», au 15e Festival du film «Nuits noires» de Tallinn.
Zhanabek Zhetiru, réalisateur kazakh du film «Akkyz», au 15e Festival du film «Nuits noires» de Tallinn. Kèoprasith Souvannavong / RFI

Projeté en première mondiale en Estonie à la 15e édition du PÖFF, le Festival du film « Nuits noires » de Tallinn, Akkyz, du réalisateur kazakh Zhanabek Zhetiru, est une fiction riche de symboles, qui prône la tolérance et le respect de la nature.

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De notre envoyé spécial à Tallinn

Akkyz est une interprétation moderne d’une ancienne mythologie kazakh sur la création du monde. Selon une des légendes de cette mythologie, Dieu, avant de créer tout être vivant, a créé un cygne blanc et la vie sur Terre provient d’un oeuf de cet oiseau sacré. L’histoire du film se déroule dans le temps présent. L’héroïne, Aruzhan, une fille de 9 ans, ne connaît rien à cette légende. Pourtant, elle va sauver des petits oiseaux, reproduisant ainsi intuitivement ce que faisait le cygne sacré. « L'homme a toujours rêvé de voler, ce qui a peut-être donné naissance à des légendes liées aux oiseaux. J’ai moi-même lu des récits sur des hommes qui se métamorphosaient en volatiles. L’un d’eux m’a inspiré pour le film », raconte Zhanabek Zhetiru.

Symbolique et porteur d’espoir
 

Une scène du film «Akkyz», du réalisateur kazakh Zhanabek Zhetiru.
Une scène du film «Akkyz», du réalisateur kazakh Zhanabek Zhetiru. Festival du film «Nuits noires» de Tallinn (PÖFF)

Après avoir tourné en 2006 Notes by trackman, récompensé dans plusieurs festivals, le réalisateur kazakh revient avec un deuxième long métrage qui se veut symbolique et porteur d’espoir. Le cinéaste y dépeint des hommes avides, n'hésitant pas à détruire ce qui les entoure, et propose de revenir aux valeurs essentielles comme la famille, l’amitié, la tolérance et le respect de la nature. « Il faut préserver ce qui est bon autour de nous et en nous », dit Zhanabek Zhetiru. Le metteur en scène choisit la parabole pour faire passer son message, quitte à être moralisateur. « Certains croient que la fin du monde interviendra en 2012. Moi, je leur dis qu’il ne faut pas avoir peur. Dieu ne détruira pas ce monde, car c’est lui qui l’a créé, d’après le Coran et la Bible. Seul l’homme peut détruire ce monde », affirme-t-il. Reste maintenant à savoir si le public du Festival de Tallinn sera sensible à ce message.

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