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RUSSIE

Législatives en Russie : la police interpelle des centaines d’opposants à Moscou

Au moins 300 militants de l'opposition russe ont été interpellés à Moscou depuis lundi 5 décembre 2011.
Au moins 300 militants de l'opposition russe ont été interpellés à Moscou depuis lundi 5 décembre 2011. Reuters/Mikhail Voskresensky

Moscou est sous haute surveillance policière ce mardi soir 6 décembre  2011. Des forces spéciales ont été appelées en renfort dans la capitale, alors que la tension est montée depuis l’annonce du résultat des élections législatives de dimanche. Pour la deuxième soirée consécutive, l’opposition a tenté de se rassembler dans le centre de Moscou pour protester contre les fraudes qui ont émaillé le scrutin. La manifestation, non autorisée, s’est soldée par 300 arrestations.

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Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

Plusieurs milliers de personnes tentent de converger vers la place Triumphalnaya, lieu traditionnel de rassemblement de l’opposition, mais il est occupé par des milliers de jeunes scandant « Russie, Poutine ».

Blottie contre son mari, Anna a les larmes aux yeux. « Après ces élections, je vais aller à toutes les manifestations. Mais le pire c’est que notre télévision zombie ne montrera que ces gens qui crient Russie, Poutine, Medvedev », se désole-t-elle.

La police n’inquiète pas les militants pro-Kremlin, mais repousse énergiquement les manifestants de l’opposition, qui scandent « La Russie sans Poutine » ou « Poutine est un voleur ». Sacha manifeste rarement, et s’il est venu aujourd’hui, c’est parce qu’il est persuadé que les élections de dimanche ont été très sales : « Je n’ai pas voté pour Poutine et je ne connais personne qui a voté pour lui. Donc il ne peut avoir 50% ici. Je pense qu’on nous a volé 30% des voix ».

Pour la deuxième soirée consécutive, l'opposition fait le plein. Oleg Orlov, le président de l'ONG Mémorial, y voit le signe d'une évolution de la société. « La situation a changé. Les gens qui jusqu’à présent étaient mécontents mais qui exprimaient ce mécontentement sur internet, via Twitter, Facebook, sont sortis dans la rue. Grâce à internet, tout le monde a vu comment ils ont falsifié effrontément cette élection, et je crois que ça a joué un rôle dans cette mobilisation », affirme Oleg Orlov.

Malgré les centaines d'arrestations, de nouveaux appels à manifester ont été lancés sur internet.

Nous avons vu avec nos propres yeux comment ces élections ont été falsifiées. (…) On ne veut pas la révolution, on veut que nos enfants vivent dans un pays honnête. On sent que la vérité est de notre côté et c'est pour ça que nous n'avons pas peur. (…) Je sais qu'on peut se faire arrêter, mais j'accepte ce risque, je veux qu'ils voient que nous sommes nombreux.

 

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