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Royaume-Uni

Le Parlement britannique pris dans un nouveau scandale de lobbying

La Chambre des Lords, le 8 mai dernier, lors de la cérémonie d’ouverture de la session en présence de la reine Elizabeth.
La Chambre des Lords, le 8 mai dernier, lors de la cérémonie d’ouverture de la session en présence de la reine Elizabeth. REUTERS/Toby Melville

Trois Lords et un député sont accusés d’avoir accepté d’influencer les débats au sein de Westminster pour le compte de sociétés privées en échange d’argent. Tous démentent avoir violé les règles parlementaires qui interdisent de se faire payer pour promouvoir une cause. Mais l’affaire, qui a des airs de déjà-vu, risque de mettre en difficulté le Premier ministre David Cameron.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

« Incorrigibles ». C’est l’un des commentaires désabusés qui revient le plus, depuis ces révélations. Trois membres de la chambre des Lords et un député conservateur ont été piégés par des journalistes se faisant passer pour des lobbyistes agissant pour le compte de firmes privées. Ils ont été filmés en caméra cachée proposant pour les uns d’intervenir lors de séances de questions aux Lords ou à la chambre des Communes, ou de faire pression sur des ministres, en échange de coquettes sommes d’argent.

14 000 euros pour « faire affaire »

On peut ainsi voir Lord Cunningham, un ancien ministre du gouvernement travailliste de Tony Blair, faire monter les enchères jusqu’à 14 000 euros par mois avant d’accepter finalement de « faire affaire » pour favoriser la cause d’une pseudo compagnie d’énergie solaire.

Pris en flagrant délit par des reporters de la BBC, du Telegraph et du Sunday Times, deux des parlementaires ont été promptement suspendus par leur parti respectif, tandis que les deux autres ont démissionné.

Mais l’affaire fait déjà grand bruit, après plusieurs scandales similaires il y a quelques années. Elle devrait accentuer la pression sur David Cameron, dont l’une des premières promesses, en 2010, avait été de remettre de l’ordre au Parlement en créant un registre de lobbyistes, mais qui, depuis, traîne les pieds pour faire voter cette mesure.

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