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Syrie

Syrie: al-Nosra décapite trois moines et diffuse la vidéo, l'ordre franciscain dément

Des combattants du groupe rebelle syrien lié à  al-Qaïda, al-Nosra.
Des combattants du groupe rebelle syrien lié à al-Qaïda, al-Nosra. REUTERS/Ahmed Jadallah

Nouvel épisode de la série macabre des exécutions de Syriens. Trois moines ont été tués dimanche 23 juin par le Front al-Nosra. La vidéo de leur assassinat vient d'être publiée sur internet. Parmi eux, le père François Mourad. Ce religieux, de nationalité syrienne, avait été enlevé dans son couvent à Ghassanieh, dans le nord de la Syrie.

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Le tort du père François Mourad : avoir voulu fonder un ordre religieux à Ghassanieh.

Après avoir eu l’autorisation des autorités syriennes, ce moine franciscain s’installe dans la région. Furieux, des membres du Front al-Nosra débarquent dans son monastère ; ils dévastent les lieux, emportent tout sur leur passage. Ils enlèvent également le père François Mourad et deux autres religieux.

Quelques jours plus tard, le groupe terroriste improvise un tribunal en pleine nature. Les moines sont jugés. La sentence tombe : ils sont condamnés à mort.

La version avancée par le Front al-Nosra : le père et ses deux compagnons seraient à la solde du régime. Dans l’agenda de l’un des religieux apparaît un numéro de téléphone, celui de l’armée régulière. Les trois hommes sont également accusés de transporter des armes et des munitions pour les forces gouvernementales.

Au milieu d’une foule, l’un des terroristes lit le chef d’accusation dans un arabe approximatif. Un religieux réfute les faits reprochés. Leur bourreau ne réagit même pas. Il passe à l’acte. Les trois religieux sont décapités.

« Nous avions mis en garde la communauté internationale »

« Nous avions prévenu, regrette le général Riad Al-Assad, l'un des chefs de l'Armée syrienne libre joint par téléphone. Il y a avait certains groupes qui avaient une idéologie et des pensées assez radicales qui n’avaient rien à voir avec la religion musulmane et les principes du peuple syrien. »

L'officier assure avoir écrit personnellement, contacté les responsables de différents pays pour les avertir du danger que représentent les groupes jihadistes en Syrie. « Certains pays se sont même mis à financer ces groupes, s'inquiète t-il. C'est un groupe fractionné, formé de plusieurs autres petits groupes affiliés à al-Qaïda en Irak. Cette situation devient dangereuse pour le peuple syrien. »

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