Accéder au contenu principal
Italie

Italie : la loi Bossi-Fini dénoncée après le drame de Lampedusa

La ministre italienne de l'Intégration, Cécile Kyenge (g) et le président du Conseil italien, Enrico Letta (d), à Rome, le 19 juillet 2013. « Quelqu’un qui fuit une guerre, un conflit, ne peut être qualifié de clandestin...», a dit la ministre.
La ministre italienne de l'Intégration, Cécile Kyenge (g) et le président du Conseil italien, Enrico Letta (d), à Rome, le 19 juillet 2013. « Quelqu’un qui fuit une guerre, un conflit, ne peut être qualifié de clandestin...», a dit la ministre. REUTERS/Remo Casilli

La loi italienne sur l’immigration, adoptée en 2002, est particulièrement répressive. Ses auteurs sont Umberto Bossi, ancien chef de la Ligue du Nord, un parti doté d'une composante xénophobe et Gianfranco Fini, fondateur du parti post-fasciste Alliance nationale, qui a fusionné en 2009 avec le Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi. D’où son nom Bossi-Fini et son extrême rigidité. Le drame de Lampedusa a amplement démontré les effets délétères de ce texte législatif. Le gouvernement de coalition gauche-droite dirigé par Enrico Letta doit donc se réunir en début de semaine pour discuter des modifications réclamées par la gauche, le centre, l’Eglise ou encore les associations qui viennent en aide aux migrants.

Publicité

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

C’est la loi connue sous le nom de Bossi-Fini qui a instauré en Italie le délit d’immigration clandestine. Raison pour laquelle le tribunal d’Agrigente, en Sicile, a été obligé d’ouvrir une enquête pour délit d’immigration clandestine à l’encontre des rescapés de la tragédie de Lampedusa, à l’exception des mineurs. Et si des bateaux de pêche n’ont pas porté secours aux migrants en détresse, c’est par peur d’être suspectés de concours aux clandestins, deux exemples des effets délétères de cette loi. Le centre-gauche demande donc que le gouvernement la modifie.

Désaccords

« Quelqu’un qui fuit une guerre, un conflit, ne peut être qualifié de clandestin. Il doit être protégé », a d’ailleurs souligné avec fermeté la ministre de l’Intégration, Cécile Kyenge. Mais les ministres de droite ne sont pas d’accord. Ainsi Angelino Alfano, vice-président du Conseil, estime que ce n’est pas en changeant la loi Bossi-Fini que l’on résoudra la situation. La discussion, au sein du gouvernement gauche-droite, qui sera entamée ces prochains jours, s’annonce donc malheureusement loin d'être sereine.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.