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Ukraine / Russie

Ukraine: Moscou accuse Washington de relancer la guerre froide

Violences entre partisans de la Russie et pro-Ukraine le 28 avril à Donetsk.
Violences entre partisans de la Russie et pro-Ukraine le 28 avril à Donetsk. REUTERS/Marko Djurica

A Minsk, le président russe Vladimir Poutine participe à un sommet avec ses homologues Alexandre Loukachenko (Biélorussie) et Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan) pour discuter d'un projet d'Union eurasiatique. C'est un espace économique et douanier censé rassembler le plus d'anciennes ex-républiques soviétiques possibles et écarter la tentation d'un rapprochement avec l'Union européenne. Un projet qui n'a pas que des visées économiques au moment où Moscou accuse Washington de relancer la guerre froide. Et ce mardi, les Etats-Unis ont qualifié de « terrorisme » les violences commises et l'enlèvement des envoyés de l'OSCE. 

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L’eurasisme, mélange de nationalisme et d’expansionnisme est une doctrine ancienne mais très prégnante aujourd’hui au Kremlin. Une Russie tournée vers l’Asie mais qui tenterait de reconquérir une influence et des territoires comme l’Ukraine à l’Ouest, c’est le credo d’une partie de l’administration Poutine.

Nostalgie d’un empire perdu, relent de bolchevisme, ferveur nationaliste russe, les partisans de cette nouvelle Russie ressassent leurs rancœurs : ils n’ont pas digéré la chute du bloc de l’Est et pour arriver à leurs fins, tous les moyens sont bons.

Assimiler les pro-Européens à des nazis, dénoncer la décadence de l'Occident, désinformation, divisions, rejet de l'autre : ce sont les armes de Dmitri Kiselyov. A la tête de la campagne médiatique en faveur de l’union eurasiatique, cet ex-présentateur de télévision dirige désormais un conglomérat médiatique contrôlé par l’Etat qui attise l'homophobie dans l'opinion publique avec une vraie campagne anti gays pour justifier - notamment - le rejet de l'Union européenne.

Vladimir Poutine, le 28 avril 2014 à Petrozavodsk.
Vladimir Poutine, le 28 avril 2014 à Petrozavodsk. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin

« Rideau de fer »

Car Moscou n’a pas peur des mots. l’objectif des Etats-Unis est d’abaisser un « Rideau de fer » sur la Russie, a fustigé le vice-ministre des Affaires étrangères, Serguei Rybakov. Les mesures américaines sont « illégitimes et rappellent les pages les plus sombres de la guerre froide », avait déjà déclaré ce diplomate.

Les Etats-Unis ont prévu d’interdire l’exportation d’équipements de haute technologie qui pourraient renforcer les capacités militaires de la Russie. Les nouvelles sanctions occidentales visent des sociétés proches du président russe, et des membres de son cercle restreint.

Mais les hauts fonctionnaires et les entreprises dans la ligne de mire « ne sont pas effrayés », clame le Kremlin. La nouvelle salve de sanctions aura pour principal effet de consolider les élites sans vraiment affecter l’économie russe.

Réponse « douloureuse »

Ce qui n’empêche pas l’indignation de Moscou, qui accuse Washington d’avoir perdu le sens des réalités et d’être en train de mettre de l’huile sur le feu. La Russie va désormais être obligée de riposter, prévient le ministère des Affaire étrangères. Et la réponse sera « douloureuse pour Washington ».

« Du terrorisme pur et simple »

Washington qualifie ce mardi de « terrorisme » les violences et enlèvements dans l'est de l'Ukraine. « Nous condamnons les enlèvements par les séparatistes d'observateurs
ukrainiens et internationaux, dont certains ont été sauvagement battus (...) C'est du terrorisme pur et simple
 », souligne l'ambassade des Etats-Unis à Kiev, dans un communiqué.

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