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Ukraine

Ukraine: les votes au Parlement ne satisfont pas toutes les parties

Sur cet écran télé du Parlement de Strasbourg, le président Porochenko montre aux élus ukrainiens l'accord ratifié avec l'UE.
Sur cet écran télé du Parlement de Strasbourg, le président Porochenko montre aux élus ukrainiens l'accord ratifié avec l'UE. REUTERS/Vincent Kessler

Une série de votes importants s'est déroulée au Parlement ukrainien ce mardi 16 septembre au matin. Sur proposition du président Petro Porochenko, les députés ont voté une loi d'amnistie quasi-générale en faveur des participants aux événements dans l'est de l'Ukraine, ils ont adopté un statut spécial d'autonomie pour les districts contrôlés par les séparatistes et ont ratifié l'accord d'association Ukraine-Union européenne. Mais tout le monde n'est pas satisfait.

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Avec notre envoyé spécial à Lviv, Sébastien Gobert

L'humeur est loin d'être au soulagement en Ukraine. Si les partisans du président Petro Porochenko brandissent les votes de ce matin au Parlement comme des moments historiques, la session de l'Assemblée a été entachée de vices de procédures, selon certains élus.

Un des députés, Andriy Schevchenko, a aussitôt déclaré qu'il avait honte de ce Parlement. Pour beaucoup, la ratification de l'accord d'association est quasiment invalidée par le retard dans l'établissement d'une zone de libre échange avec l'Union européenne, qui ne verra pas le jour avant fin 2015.

« Plus rien à voir avec l'Ukraine »

Mais ce sont les lois sur l'amnistie et sur un statut spécial pour les régions de l'Est qui provoquent les réactions les plus outrées, au Parlement et sur les réseaux sociaux. Ces lois reviendraient à capituler, à légaliser les républiques séparatistes, à sacraliser l'impunité russe, à oublier les crimes de guerre.

De leur côté, les réactions des séparatistes, qui réclament toujours l'indépendance, ne se sont pas faites attendre. Ainsi, pour Andreï Pourguine, le « vice-Premier ministre » de la « République de Donetsk », la région du Donbass, fief des rebelles pro-russes, n'« a plus rien à voir avec l'Ukraine », selon ses propos tenus à l'AFP.

Sur le terrain, le cessez-le-feu est violé quotidiennement. On déplore encore huit morts - cinq civils et trois soldats - ce mardi dans l'Est. Or, c'est le retour au calme avec un véritable cessez-le-feu qui conditionne avant tout la mise en œuvre de tout plan de paix, bon ou mauvais.

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