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Roumanie

Klaus Iohannis, un homme discret à la tête de la Roumanie

Le nouveau président roumain Klaus Iohannis, le 16 novembre 2014.
Le nouveau président roumain Klaus Iohannis, le 16 novembre 2014. REUTERS/Radu Sigheti

En Roumanie, le Premier ministre Victor Ponta, pourtant favori des sondages, a reconnu sa défaite. Portrait du vainqueur et nouveau président de la Roumanie, le discret chrétien libéral Klaus Iohannis. Klaus Iohannis l'aurait emporté avec près de 55% des voix.

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Avec notre correspondant à Bucarest, Luca Niculescu

Si ces chiffres sont confirmés ce lundi, Klaus Iohannis a remporté une victoire écrasante, la plus nette depuis près de vingt ans. Mais, de l’avis des observateurs, c’est aussi et surtout la défaite de Victor Ponta, un homme trop pressé et qui voulait tout avoir. À 42 ans, le chef du gouvernement avait tout fait pour gagner : il avait racolé dans son parti des centaines de maires de l'opposition ; il avait multiplié les cadeaux électoraux pour les fonctionnaires ; il avait obtenu le soutien de l'influente Église orthodoxe roumaine. Mais la faute majeure de Victor Ponta a été d’ignorer le vote de la très nombreuse diaspora roumaine. L’organisation des bureaux de vote pour les Roumains vivant à l’étranger a été une catastrophe, et leur colère affichée sur les réseaux sociaux a provoqué une mobilisation sans précédent en Roumanie même.

Iohannis, un homme politique atypique pour la Roumanie

Il a le sourire irrésistible de John Kennedy, mais son charisme s’arrête là. Plutôt taciturne, à l'opposé de Victor Ponta qui lui est bavard, ironique et a le sens de la repartie, Klaus Iohannis montre très peu ses émotions et n’aime pas trop les caméras. Issu de la minorité allemande de Roumanie, cet homme de 55 ans est un personnage atypique dans le monde politique roumain.

Ancien professeur de physique, il entre en politique voici 15 ans, lorsque contre toute attente, il devient maire de Sibiu, une ville médiévale de Transylvanie. Bon gestionnaire, il fait de cette petite ville, qui était presque une ruine lorsqu'il en a pris les rênes, la principale destination touristique du pays.

Très discret, il ne parle presque jamais de sa vie privée, et essaie d’éviter à tout prix les polémiques. « Quitte à perdre cette élection, vous n’allez pas me voir dire du mal des autres », répondait-il voici quelques jours à des journalistes qui lui demandaient d’être plus offensif.

Les défis à venir

Le mandat du nouveau président commencera le 22 décembre, pour une durée de cinq ans. La tâche de Klaus Iohannis ne s’annonce guerre facile. En tant que présidant, il devra d’abord cohabiter avec son rival Victor Ponta, qui reste chef du gouvernement. Ce dernier a en effet écarté l'idée de la démission de sa coalition gouvernementale, qui doit se maintenir jusqu'aux législatives de 2016.

Le nouveau chef de l’État, qui avait pour slogan de campagne « le travail bien fait » va devoir s'attaquer aux grands problèmes du pays : réduire la pauvreté et l’écart de développement entre les villes et la campagne, diminuer l’exode des Roumains vers l’étranger, améliorer l’état de l’infrastructure. Autre dossier sur lequel Klaus Ioannis va devoir travailler : la  politique étrangère dont le chef de l’Etat est responsable en Roumanie.

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