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Russie/Géorgie/Abkhazie

Un traité entre Russie et Abkhazie inquiète la Géorgie

Frontière entre la Russie et l'Abkhazie, province géorgienne qui a proclamé son indépendance et n'est reconnue que par Moscou.
Frontière entre la Russie et l'Abkhazie, province géorgienne qui a proclamé son indépendance et n'est reconnue que par Moscou. RFI/Muriel Pomponne

Lundi 24 novembre, le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine a signé, à Sotchi, avec le président de l’Abkhazie, petite république séparatiste de Géorgie, un accord stratégique. Pour la Géorgie, cette signature est nouveau pas vers l’annexion d’une partie de son territoire. 

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Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

L’Abkhazie a fait sécession d’avec la Géorgie au terme de la guerre de 1992-1993 et a été reconnue indépendante par le Kremlin au terme du conflit russo-géorgien de 2008. Tbilissi fait le parallèle avec l’Ukraine et notamment l’annexion de la Crimée par la Russie, en mars dernier.

Pour Tbilissi, la signature de ce traité sur « l’alliance et le partenariat stratégique » entre la Russie et la minuscule Abkhazie est un nouveau pas vers l’annexion d’une partie de son territoire. Le texte prévoit une politique étrangère coordonnée ou un espace commun de défense et de sécurité.

Accord illégal ?

Quel accord peut-il bien y avoir, demande-t-on à Tbilissi, entre la Russie et une région de 240 000 habitants, totalement dépendante de Moscou ? Cet accord est illégal, dit le gouvernement géorgien, et nombreux sont les hommes politiques et les observateurs géorgiens qui estiment que le Kremlin punit là Tbilissi pour avoir signé en juin dernier un accord d’association avec l’Union européenne.

Le camouflet est fort pour la nouvelle majorité, aux commandes depuis deux ans. Elle s’est fait élire notamment sur la base de critiques adressées à l’encontre du précédent président, Mikheïl Saakachvili, qui aurait eu une attitude trop frontale à l’égard de Moscou. L’actuelle opposition a beau jeu de rappeler au gouvernement que le problème n’était pas l’attitude de M. Saakachvili envers le Kremlin, mais bien le Kremlin lui-même et son désir de contrôler ses anciennes colonies.

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