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Economie

Economie: à Vienne, l’Opep va devoir surmonter ses divisions

Même si son poids a diminué, l’Opep représente toujours un tiers de la production mondiale, assez pour influer sur le cours du baril.
Même si son poids a diminué, l’Opep représente toujours un tiers de la production mondiale, assez pour influer sur le cours du baril. Getty Images/Photo 24/Brand X Pictures

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va-t-elle réduire sa production pour combattre la chute du cours du baril ? Les douze Etats membres de l’organisation, dont les ministres se réunissent ce jeudi à Vienne, sont divisés sur la stratégie à adopter.

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Avec notre correspondant à Vienne, Nathanaël Vittrant

L’époque du pétrole cher est révolue… en tout cas pour l’instant. Après une longue période de stabilité autour de 110 dollars, depuis juin dernier le baril de brut décroche. Le prix du baril a chuté de 30% en six mois, passant sous la barre des 80 dollars. Les raisons sont diverses : baisse de la demande dans les pays émergents, croissance en berne ailleurs, ainsi qu’une certaine diversification de la production.

Cette situation pose problème : le Koweït et le Qatar mis à part, un baril autour de 80 dollars est un prix déjà trop bas pour permettre aux membres de l’Opep d’équilibrer leurs budgets. Même si son poids a diminué, l’Opep représente toujours un tiers de la production mondiale, assez pour influer sur le cours du baril. Quelle stratégie va adopter l’organisation, réunie à Vienne ce jeudi ?

Plusieurs pays comme l’Irak ou le Venezuela ont déjà fait savoir qu’ils souhaitaient une baisse de la production pour soutenir le cours du baril. L’Arabie saoudite, plus gros producteur mondial, a quelque peu douché leurs espoirs mercredi. Le ministre saoudien du Pétrole s’est montré confiant, déclarant que « le marché finirait bien par se réguler de lui-même ». Si au contraire l’organisation décidait d'une baisse de ses quotas de production, ce serait la première fois depuis 2009.


Vu de Russie : La vaine pression des pays non membres de l’Opep

Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

La Russie et d'autres pays non membres de l’Opep ont essayé de faire pression pour obtenir une baisse de la production, de façon à faire remonter les cours. Mais Russes, Mexicains et Vénézuéliens se sont rendus à l'évidence de leur impuissance face à la volonté de l'Arabie saoudite. Pourtant Moscou a fait tout son possible pour stopper une baisse des cours qui la handicape.

Un baril à moins de 80 dollars, ca n’arrange pas les Russes. Les recettes pétrolières constituent la moitié de leur budget, qui a été établi pour 2015 sur l’hypothèse d’un baril à 96 dollars. Moscou a donc essayé de persuader l’Arabie saoudite de réduire les quotas de production pour faire remonter les cours. La Russie était prête à céder environ 300 000 barils jours, si l’Opep réduisait sa production de 1,5 million de barils jours. Mais la récente visite à Moscou du chef de la diplomatie saoudienne n’a pas été fructueuse.

Or, c’est l’Arabie saoudite qui mène la danse. Et elle ne veut pas risquer de perdre des parts de marché. A Vienne, le président de Rosneft Igor Stechine a reconnu que la production de la compagnie avait déjà chuté d’environ 25 000 barils jour. Une goutte d'eau par rapport à la production de 11 millions de barils jours. Toutefois, dans une volonté de maintenir les bonnes relations avec l’Opep, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a précisé que le prix actuel du baril à 80 dollars ne nécessitait finalement pas de mesure urgente, et qu’il fallait laisser le marché fixer les prix.

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