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Hongrie

«Marche des salopes» à Budapest contre une vidéo sexiste de la police

Manifestation, dimanche 30 novembre, à Budapest contre une vidéo controversée de la police censée lutter contre le viol.
Manifestation, dimanche 30 novembre, à Budapest contre une vidéo controversée de la police censée lutter contre le viol. AFP PHOTO / ATTILA KISBENEDEK

Plus de 5 000 personnes ont déjà signé une pétition contre un clip vidéo diffusé il y a quelques jours par la police hongroise. Ce film, destiné à être un outil de prévention contre le viol et qui doit être projeté dans des lycées, est jugé sexiste et machiste par de nombreuses associations de défense des droits des femmes. Il blâme les victimes plutôt que les agresseurs. Une manifestation a eu lieu dimanche 30 novembre à Budapest, à l’occasion de la « Marche des salopes ». Les protestataires demandent à la police de cibler les violeurs, pas les victimes.

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

Au centre de Budapest, où s’est installé le marché de Noël, il y a plus de touristes que de manifestants. Mais ils étaient tout de même 300 à protester contre la vidéo de prévention contre le viol, diffusée par la police hongroise. Un clip sexiste qui a choqué Emilia, une jeune sociologue de 32 ans : « J’ai vraiment été choquée par ces images, qui culpabilisent les victimes. On voit des jeunes filles qui se préparent à sortir ; elles s’habillent comme des prostituées et se comportent de manière sexy, ce sont vraiment des clichés. Et le message, c’est "tu te fais agresser ? tu n’as qu’à t’en prendre à toi-même" ».

La faute des filles

Autrement dit, Si les femmes se font violer, c’est de leur faute. Une idée très répandue dans la société hongroise, constate Brigitta Kylian, une étudiante de 24 ans, « C’est pas seulement la police, c’est tout le monde qui pense comme ça. Hier je surfais sur un blog, où des filles et des garçons qui ont été agressés sexuellement racontaient leur histoire. Beaucoup d’internautes ont réagi en les traitant de putains, en se moquant d’eux…Ca me rend tellement triste». La manifestation s’est pourtant achevée dans la bonne humeur. Au micro, filles et garçons ont parodié les slogans de la police.

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