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Espagne

Espagne: des Ultras sanctionnés après la mort d'un supporter

Les supporters de l'Atlético Madrid contre Chelsea, le 22 avril 2014.
Les supporters de l'Atlético Madrid contre Chelsea, le 22 avril 2014. REUTERS/Javier Barbancho

La situation est très tendue dans les stades de football espagnols. La mort d'un supporter, le week-end dernier à Madrid, après de violents combats entre bandes rivales de l'Atletico Madrid et du FC La Corogne, a déclenché une levée de boucliers contre les « Ultras » dans toute l'Espagne.

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De notre correspondant à Madrid

La sanction est tombée pour les deux clubs. Si un premier temps, les deux clubs, Atletico Madrid et le FC la Corogne, se sont lavés les mains, en prétextant que la mort a eu lieu hors du stade Vicente Calderon, à Madrid, puisque le supporter est décédé, noyé dans la rivière Manzanares. Ils ont très rapidement réagi.

Les directions des deux clubs ont compris que quelque chose de grave s'était produit et qu'il fallait châtier. De fait, 88 Ultras de l'Atletico qui ont participé à la rixe mortelle, sont interdits de stade pendant cinq ans, et ils doivent payer une amende de 60 000 euros.

Des interdictions pour les Ultras dans les deux clubs

Les directions ont agi conjointement. Les peñas, c'est-à-dire les clubs de supporters qui professent une idéologie extrémiste, qui insultent et étalent des pancartes xénophobes, ont été interdits en tant que tels. Ils n'ont plus « de lien organique avec le club ». Cela est valable aussi bien pour l'Atletico Madrid, le troisième club le plus important du pays que le FC La Corogne, un club plus modeste de Galice.

En faisant cela, ils ont devancé l'appel, car les organismes importants comme le Conseil supérieur du sport et la Ligue de football professionnel puniront tous les clubs qui n'auront pas rompu avec leurs Ultras. Les clubs pourraient perdre des points ou être relégués.

Réaction au niveau national

Cela réagit beaucoup plus vite que l'on croit. L'avantage principal est que les plus gros clubs du championnat espagnol, le Real Madrid et le FC Barcelone ont déjà fait le ménage, ces dernières années : interdiction de colporter des messages racistes ou néo-nazis. Ils reste des peñas radicales, mais ils sont encadrés, surveillés, voire muselés.

Dans le reste du pays, à Valence ou en Andalousie, il reste des milliers d'Ultras. Mais, leurs clubs ont aussi annoncé des mesures drastiques contre leurs supporters fanatiques : une plus grande sécurité et un fichier des supporters dangereux. Il savent qu'en cas de nouvelles violences, ils risquent une relégation en deuxième division ou plus grave encore la fermeture du stade pendant des années.

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