Accéder au contenu principal
Turquie

Répression du mouvement de Gezi en Turquie: le procès des supporters

Le procès de 35 partisans du club de Besiktas a provoqué l'union sacrée chez les supporters turcs, venus en masse au procès à Istanbul, ce 16 décembre 2014..
Le procès de 35 partisans du club de Besiktas a provoqué l'union sacrée chez les supporters turcs, venus en masse au procès à Istanbul, ce 16 décembre 2014.. REUTERS/Murad Sezer

C’est un des procès emblématiques des grandes manifestations de juin 2013 pour la défense du parc de Gezi, qui s’est ouvert ce mardi 16 décembre à Istanbul. 35 membres d’un groupe de supporters du club de Besiktas devaient répondre de l’accusation de tentative de renversement du gouvernement, et risquent tout de même une peine de prison à perpétuité. Un procès qui suscite l’indignation et une forte mobilisation. L’audience a été reportée au 2 avril.

Publicité

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme bastion

Comme à Gezi, il n’y avait pas seulement les partisans de Besiktas et leur célèbre groupe Çarsi pour soutenir les accusés et faire le spectacle devant le Palais de justice, mais aussi ceux de Galatasaray et Fenerbahçe, leurs grands rivaux, et des supporters d’une dizaine de clubs du reste du pays.

Les charges retenues contre les animateurs du groupe Çarsi, connu pour être le plus démonstratif du pays, ont pourtant de quoi surprendre. « Avez-vous tenté d’envahir le bureau du Premier ministre ? », leur a demandé le procureur. « Nous avons juste, comme c’est notre droit constitutionnel, rejoint les manifestants qui se trouvaient dans cette rue », ont-ils répondu.

Accusation incongrue

La colère du Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdogan [devenu président depuis, ndlr], à l’égard des membres de Çarsi tient à sa peur de ce que la popularité de cette puissante organisation ne décuple la mobilisation autour des contestataires de Gezi, jusque là très peu et mal organisés.

D’où l’accusation, plutôt incongrue, de vouloir influencer les médias pour faire croire à une révolte de type printemps arabe, et donc de chercher à renverser le gouvernement. « Si nous avions les moyens de fomenter un coup d’Etat, nous aurions d’abord fait gagner le championnat à Besiktas ! », rétorque un des membres de Çarsi.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.