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Union européenne

Un Conseil européen à 315 milliards d'euros

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (g.) et le Polonais Donald Tusk (d.) ont remplacé respectivement Jose Manuel Barroso et Herman Van Rompuy comme présidents de la Commission européenne et du Conseil européen.
Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (g.) et le Polonais Donald Tusk (d.) ont remplacé respectivement Jose Manuel Barroso et Herman Van Rompuy comme présidents de la Commission européenne et du Conseil européen. EMMANUEL DUNAND / AFP

Les 28 chefs d'Etats et de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent ce jeudi 18 décembre à Bruxelles pour leur traditionnel sommet de fin d'année. Au menu des discussions, beaucoup de questions économiques et notamment le plan d'investissement présenté par la Commission pour tenter de soutenir la croissance en Europe.

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Trois cent quinze milliards d'euros, c'est une jolie somme. Mais avant de les dépenser, il faut les rassembler. Avant de choisir les projets qui seront financés par son plan d'investissement, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui va vivre son premier Conseil dans ses nouvelles fonctions - et sous la présidence du nouveau président du Conseil européen Donal Tusk -, tiendra à rappeler aux Etats membres qu'il faudrait mettre la main à la poche.

Et c'est là que les discussions vont être intéressantes, car pour la France par exemple, le plan doit être l'occasion de faciliter l'investissement privé. Autrement dit, les Etats auront du mal à débloquer de l'argent, surtout si ces montants devaient être inclus dans le calcul des déficits nationaux. Autre point de discussion qui a entraîné des tensions ces derniers temps, la lutte contre les abus de l'optimisation fiscale. Après la révélation d'affaires impliquant le Luxembourg, une initiative de la Commission et de son président luxembourgeois a été annoncée, mais encore faut-il en connaître l'intensité.

Enfin, sur le plan international, les chefs d'Etats et de gouvernements parleront de la crise ukrainienne. L'Union devrait poursuivre dans sa politique de sanctions dans le dossier de l'annexion de la Crimée. Il serait surprenant en revanche que des sanctions économiques soient prises contre la Russie, déjà largement sanctionnée par les marchés ces jours-ci.


■ Angela Merkel : « Nous avons une bonne base pour les discussions »

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a toujours eu le soutien d'Angela Merkel. Dans sa déclaration de politique générale, ce jeudi matin au Bundestag en amont du sommet européen de Bruxelles, la chancelière allemande a insisté sur le rôle des investissements privés et des projets faisant économiquement sens plus que sur l'argent public.

Ce sont d’abord les entreprises qui créent des emplois et soutiennent les innovations. Il faut donc avant tout mobiliser des investissements privés. Je salue le fait que cela figure au centre des propositions de Jean-Claude Juncker.

Angela Merkel

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