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Azerbaïdjan

Azerbaïdjan: le gouvernement ferme les locaux de Radio Free Europe

Le président d'AzerbaÏdjan Ilham Aliyev, ici à Bruxelles, le 21 juin 2013.
Le président d'AzerbaÏdjan Ilham Aliyev, ici à Bruxelles, le 21 juin 2013. AFP PHOTO THIERRY CHARLIER

En Azerbaïdjan, le bureau de Radio Free Europe a été perquisitionné et fermé pour une durée indéterminée. L'Azerbaïdjan est l'un des pires pays en matière de liberté de la presse, Radio Free Europe constitue l'une des dernières voix indépendantes dans le pays, d'où l'inquiétude d'autant plus grande que cette attaque est la deuxième en quelques semaines visant des médias qui ne sont pas liés au pouvoir.

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L’opération fait partie d’une campagne générale de répression des médias indépendants en Azerbaïdjan, estime le directeur de Radio Free Europe dont les locaux à Bakou ont été investis vendredi par un commando de policiers. Les journalistes ont été forcés de quitter le bureau ; l’équipement et les ordinateurs ont été confisqués. Pendant la perquisition, la vingtaine d’employés a été confinée dans une salle durant plusieurs heures, sans accès au téléphone et à l’internet.

Au début du mois, une célèbre journaliste d'investigation de cette même radio, qui a consacré de nombreux articles à la corruption au sein du régime, avait été arrêtée et placée en détention provisoire pour deux mois. Khadija Ismayilova est accusée « d’incitation au suicide », ce qui pourrait lui valoir jusqu'à sept ans de prison. Ses défenseurs y voient une façon d’écarter une journaliste gênante.

Selon la direction de la radio, qui fonctionne grâce à l’argent du Congrès américain, la police est venue avec un mandat de justice dans le cadre d’une enquête pour financement d'organisations non gouvernementales par l'étranger. Ces derniers mois, plusieurs ONG ont fait l'objet des perquisitions similaires et ont été fermées en Azerbaïdjan. Le parquet n’a pas précisé, cette fois, s'il s'agissait d'une fermeture temporaire ou définitive. Washington se dit « profondément perturbé » par cette perquisition, a indiqué ce samedi un responsable du département d'Etat.

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