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Italie / Grèce

Incendie du ferry Norman Atlantic: ce que l’on sait du drame

Image issue d'une video de surveillance de la Garde côtière italienne dans laquelle on peut voir le « Norman Atlantique » brûler au large de la Grèce, le 28 décembre 2014.
Image issue d'une video de surveillance de la Garde côtière italienne dans laquelle on peut voir le « Norman Atlantique » brûler au large de la Grèce, le 28 décembre 2014. REUTERS/Guardia Costiera/Handout via Reuters

Le parquet de Bari (Sud-Est de l'Italie), l’une des deux villes à avoir accueilli les naufragés du Norman Atlantic, a ouvert une enquête pour naufrage et homicides involontaires, après l’incendie qui s’est déclaré à bord du ferry dimanche 28 décembre. On dénombre officiellement dix victimes ce lundi soir, mais les médias évoquent aussi des dizaines de disparus. 427 passagers ont été sauvés.

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Le parquet de Bari n’a pas attendu la fin des opérations de sauvetage pour annoncer l’ouverture d’une enquête sur les causes de l’incendie du Norman Atlantic. Une enquête qui débute mal : selon différentes sources, il sera compliqué de déterminer le nombre véritable de passagers qui ont embarqué à Patras, dans le sud-ouest de la Grèce, pour se rendre à Ancône, en Italie. Le ferry était censé transporter 478 passagers, mais certains des rescapés ne se trouvaient pas sur la liste des passagers enregistrés.

Il s’agira de tenter d’éclaircir les circonstances de ce drame, c'est-à-dire déterminer ce qui a provoqué l’incendie dimanche à l’aube dans l’emplacement réservé aux véhicules du ferry, selon des témoins. Et s'il y a eu négligence, déterminer qui en est responsable.

Pour l’heure, on sait que le ferry construit en 2009, battant pavillon italien et affrété par la compagnie grecque Anek, a été récemment inspecté. Selon l’armateur, un problème aurait été détecté sur une porte pare-feu, située sur le pont 5, là même où l’incendie se serait déclenché. Mais toujours selon l’armateur, le problème avait été réglé avant le départ du ferry. Par ailleurs, le garage abritait 128 camions, dont certains remplis d’huile. Selon les récits de camionneurs, le ferry était vraiment surchargé.

En outre, d’après plusieurs témoins, l’alarme aurait été lancée en retard, lorsque les cabines étaient déjà envahies de fumée. Et l’organisation des premiers secours à bord aurait été très chaotique. Des hommes auraient même frappé des femmes pour être secourus avant elles, soutient la soprano grecque Dimitra Theodossiou qui se trouvait parmi les passagers. Selon les premiers témoignages rapportés par les médias italiens, l'équipage n'était pas entraîné pour une évacuation et il était impossible de mettre les chaloupes à la mer. « Une seule a pu être mise à l'eau », a raconté un témoin non identifié interrogé par une chaîne de télévision italienne.

Enfin, concernant le retard dans les secours coordonnés par l’Italie, ce sont essentiellement les conditions météorologiques, dantesques, qui ont ralenti la course contre la montre pour sauver le plus de vies possible. Plus de 24 heures auront été nécessaires aux autorités maritimes italiennes, grecques et albanaises pour évacuer quelque 427 personnes, dont les 56 membres d’équipages.

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