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À Strasbourg, le système d’échanges de données européen PNR en débat

Le président du Conseil européen Donald Tusk, le 13 janvier 2015, devant le Parlement européen, a plaidé pour l'adoption d'un PNR unique européen.
Le président du Conseil européen Donald Tusk, le 13 janvier 2015, devant le Parlement européen, a plaidé pour l'adoption d'un PNR unique européen. REUTERS/Vincent Kessler

Le dispositif français en vue de la mise en place d'un système européen sur les échanges de données des passagers européens, le fameux PNR, sera prêt en septembre, a promis Manuel Valls. Le Premier ministre français a par ailleurs lancé un appel solennel au Parlement européen pour qu'il vote ce système. D’autres responsables européens lui ont emboité le pas à Strasbourg.

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Après le président du Parlement, c'est le président du Conseil européen, Donald Tusk qui est venu à Strasbourg plaider pour la création d'un PNR, un registre européen « unique » compilant les données des voyageurs aériens

« Si nous n'obtenons pas un PNR européen unique, explique Donald Tusk, nous pourrions nous retrouver avec 28 PNR nationaux. Des systèmes nationaux composeraient un patchwork avec des trous. Ils interfèreraient avec la vie privée des citoyens sans en assurer correctement la sécurité. »

Hostilité des Verts

Face aux appels du pied de certains Etats européens et en particulier de la France, les socialistes et les libéraux, qui avaient rejeté le texte, ont assoupli leur position, mais réclament des garanties pour la protection des données. Les Verts y restent très hostiles, comme l’explique l’eurodéputée Eva Joly

« Je veux que nous restions dans un Etat de droit où il faut une petite suspicion, avant de vous mettre sous surveillance. Les données des passagers systématiques sont le premier stade de cette surveillance de masse. Le deuxième stade, c’est l’enregistrement des conversations et des mails échangés, et le troisième stade, c’est la possibilité d’accéder directement aux ordinateurs. »

De son côté, la délégation française UMP-PPE demande qu’un vote soit organisé dès la prochaine session sur cette question revenue à la une après les attentats parisiens.

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