Accéder au contenu principal
Turquie

Turquie: commémoration de la mort de Hrant Dink, l'enquête progresse

Rakel Dink (c.), la femme du journaliste d'origine arménienne assassiné il y a huit ans, lors de la commémoration de la mort de son mari, à Istanbul, le 19 janvier 2014.
Rakel Dink (c.), la femme du journaliste d'origine arménienne assassiné il y a huit ans, lors de la commémoration de la mort de son mari, à Istanbul, le 19 janvier 2014. REUTERS/Murad Sezer

En Turquie, plusieurs commémorations et manifestations ont marqué le 8e anniversaire, ce lundi 19 janvier, de l’assassinat du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink. À Ankara la police a dispersé brutalement le rassemblement, alors qu’à Istanbul quelque 10 000 personnes s’étaient réunies sur le lieu du crime. Récemment, l’enquête semble avoir progressé et se concentre désormais sur une « organisation criminelle » qui toucherait des responsables provinciaux de la Sûreté.

Publicité

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Sous un doux soleil d’hiver, toujours la même foule digne et déterminée, brandissant des petites pancartes rondes affirmant. « Nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous Arméniens ». Les slogans dénoncent les crimes de l’Etat turc, et rappellent que 2015 marque le centenaire du génocide des Arméniens.

« Ça fait 8 ans que j’assiste aux commémorations de la disparition de Hrant Dink, explique Feyza, une journaliste venue défiler anonymement, et qui ne cache pas sa lassitude. Nous réclamons justice, mais dans ce pays la justice ne fonctionne pas normalement, puisque le procès n’a quasiment pas avancé, et les responsables présumés de la mort de Hrant Dink ont eu des promotions ; c’est comme si on ne voulait pas que la procédure aboutisse. »

En fait, la procédure a récemment changé de tournure depuis que la justice a requalifié les suspects comme appartenant à une organisation criminelle, et entendu plusieurs responsables de la police, à Istanbul et à Trabzon d’où venait le tueur. Un chef de la police de Trabzon vient même de se livrer pour se mettre à disposition de la justice. Peut-être qu’Ankara s’efforce de mener un procès honnête et équitable pour préserver les apparences à l’approche du centenaire du génocide, en avril prochain.

→ À (RÉ)ÉCOUTER : L'Européen de la semaine : le journaliste turc Hrant Dink, par Simon Rozé
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.