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Arménie / Turquie

Le centenaire du génocide arménien sur les antennes de RFI

Des femmes se recueillent au mémorial du génocide arménien à Erevan, le 21 avril 2015.
Des femmes se recueillent au mémorial du génocide arménien à Erevan, le 21 avril 2015. REUTERS/David Mdzinarishvili

Les Arméniens à travers le monde commémorent, ce vendredi 24 avril, le centenaire des massacres de quelque 1,5 million de leurs ancêtres, perpétrés par les Turcs ottomans lors de la Première Guerre mondiale. Erevan qualifie cette tragédie de « génocide », un terme que rejette fermement la Turquie. Retrouvez ci-dessous les émissions et les articles de RFI consacrés au 100e anniversaire de ce drame du XXe siècle.

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Des femmes allument des cierges en mémoire des victimes du génocide, à Etchmiadzin près d'Erevan le 23 avril.
Des femmes allument des cierges en mémoire des victimes du génocide, à Etchmiadzin près d'Erevan le 23 avril. REUTERS/David Mdzinarishvili

7 MILLIARDS DE VOISINS
Ils sont Arméniens, ils ont fui le génocide et ils ont réussi, qui sont-ils ?

Cette semaine, c'est la commémoration des 100 ans du génocide arménien. L'occasion de s'intéresser aux devenirs de quelques Arméniens qui ont survécu et réussi leurs vies dans leurs diasporas. Avec Marie-Aude Panossian, journaliste à Nouvelles d’Arménie Magazine, Cecile Gul, présidente du G2IA, groupement interprofessionnel international arménien, et Eric Dadian président du Cercle des professionnels arméniens, PDG de CCA international et président de l’Association française de la relation clients.

 

Un groupe de Français à l’église d’Alexandrette.
Un groupe de Français à l’église d’Alexandrette. Pierre Gouyou Beauchamps

ACCENT D'EUROPE
Les Arméniens de France sur les traces de leurs ancêtres
Dans le monde entier, les Arméniens commémorent les cent ans du génocide perpétré sous l’Empire ottoman. Ce 24 avril pourrait d’ailleurs devenir la Journée internationale de commémoration des génocides. C’est ce que souhaitent les députés européens. Mais, l’Etat turc ne reconnaît toujours pas cette page noire de son histoire, alors que près d’un million et demi d'Arméniens ont été massacrés. Malgré ce négationnisme, les Arméniens de la diaspora visitent de plus en plus le sud-est de la Turquie, leur « Arménie historique ». Daphné Gastaldi a suivi huit Français sur la terre de leurs parents.

Photographie tirée du Beau Livre intitulé Le cri du silence, traces d’une mémoire arménienne paru aux éditions Flammarion.
Photographie tirée du Beau Livre intitulé Le cri du silence, traces d’une mémoire arménienne paru aux éditions Flammarion. © Antoine Agoudjian

VOUS M'EN DIREZ DES NOUVELLES
Centenaire du génocide arménien, le cri du silence
Antoine Agoudjian est photographe. Tout démarre pour lui en 1988 avec le tremblement de terre en Arménie. Antoine Agoudjian part avec une organisation humanitaire et son appareil photo. Puis, en 1996, il gagne la Turquie, sur la trace des descendants des victimes du génocide arménien de 1915. Un génocide dont on commémore les 100 ans aujourd’hui afin de garder en mémoire les 1.5 million de personnes assassinées ou mortes pendant la déportation dans le désert de Syrie ou de Mésopotamie. « Le cri du silence, traces d’une mémoire arménienne » d'Antoine Agoudjian est publié chez Flammarion.

« Turcs, kurdes, arméniens : intense émotion au vernissage de l’exposition d’Antoine Agoudjian à Keci Burcu, à Diyarbakir, le 22 avril 2015 »
« Turcs, kurdes, arméniens : intense émotion au vernissage de l’exposition d’Antoine Agoudjian à Keci Burcu, à Diyarbakir, le 22 avril 2015 » Photo:Antoine Agoudjian

RENDEZ-VOUS CULTURE
La mémoire arménienne revit en Turquie grâce à Antoine Agoudjian

Il a 54 ans, présente depuis mercredi 22 avril « Le Cri du silence, traces d’une mémoire arménienne », à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie. Le photographe d’origine arménienne expose des œuvres nourries de ces événements et le choix de la ville ne doit rien au hasard : Diyarbakir, à majorité kurde, a reconnu le génocide des Arméniens, alors que l’Etat turc, lui, refuse toujours d’employer ce terme.

Des membres de la communauté arménienne au Liban déposent des couronnes de fleurs à l'entrée du mémorial aux martyrs de l'église Saint Stephano au nord de Beyrouth, pour rendre hommage à la veille du centenaire du génocide, le 23 avril 2015.
Des membres de la communauté arménienne au Liban déposent des couronnes de fleurs à l'entrée du mémorial aux martyrs de l'église Saint Stephano au nord de Beyrouth, pour rendre hommage à la veille du centenaire du génocide, le 23 avril 2015. AFP PHOTO / Joseph Eid

REPORTAGE INTERNATIONAL
La commémoration du génocide arménien vue du Liban

Les Arméniens du Liban commémorent les 100 ans du génocide arménien. La communauté est bien intégrée dans le pays, après être arrivée dans la misère, rescapée des massacres... Parmi les lieux de mémoire de leur tragédie, le Bird's nest, (le nid d'oiseaux), l'ancien orphelinat arménien de Jbeil, au nord de Beyrouth, qui accueillit de petits rescapés au début des années 1920. C'est le seul resté debout de la vingtaine d'orphelinats arméniens au Liban. Transformé en pensionnat, ce lieu est aujourd'hui géré par le catholicossat arménien de Cilicie, autorité de l'Eglise apostolique arménienne. Un musée va bientôt y voir le jour.

Planche extraite de la bande dessinée «Le Fantôme arménien».
Planche extraite de la bande dessinée «Le Fantôme arménien». Futuropolis

INVITE CULTURE
Le Fantôme arménien, avec Guillaume Perrier et Christian Varoujan Artin
En ce jour de commémoration du centenaire du génocide des arméniens en 1915, les deux invités culture sont : le journaliste Guillaume Perrier et Christian Varoujan Artin pour la publication d'une bande dessinée documentaire intitulée Le fantôme arménien aux éditions Futuropolis, au micro de Fruchon-Toussaint.

Soldats ottomans posant devant des Arméniens qu'ils ont pendus à Alep en 1915.
Soldats ottomans posant devant des Arméniens qu'ils ont pendus à Alep en 1915. AFP

DECRYPTAGE
Centenaire du génocide arménien: pourquoi le déni turc?
Le 24 avril 1915, en pleine Première Guerre mondiale, les soldats de l’empire ottoman, affaiblis par des revers militaires, procèdent à des arrestations massives d’Arméniens, qualifiés d’« ennemis intérieurs », soupçonnés de sentiments hostiles au gouvernement. Ils seront ensuite exécutés ou déportés. Un mois plus tard, une loi spéciale autorise, toujours au nom de la sécurité intérieure, la déportation des Arméniens puis la confiscation de leurs biens… 

Commémoration du génocide arménien à Istanbul, le 24 avril 2010.
Commémoration du génocide arménien à Istanbul, le 24 avril 2010. Reuters / Osman Orsal

GRAND REPOTAGE
Arméniens de Turquie, la fin du silence
Le 24 avril 2015 marque le centenaire du génocide des populations arméniennes de l'empire ottoman. Les responsables de l’Etat turc refusent toujours de reconnaître leur responsabilité dans ces massacres, qui auraient fait entre 1,5 million et 300 000 à 500 000 victimes. Mais dans la société turque, le tabou du génocide s'est effrité et les Arméniens ont commencé à exposer leurs revendications, sans pour autant réclamer ouvertement la reconnaissance du génocide. 

Le mont Everest.
Le mont Everest. AFP/Prakash Mathema

REPORTAGE FRANCE
L'Everest pour la mémoire du génocide arménien
C’est une façon bien originale de commémorer le centenaire du génocide du peuple arménien. Un Marseillais d’origine arménienne s’est lancé à l’assaut du plus haut sommet du monde, le mont Everest. Il le fait pour honorer la mémoire du million et demi d’Arméniens massacrés par l’armée turque, à partir du 24 avril 1915. Avant de partir à la conquête du toit du monde, il a dit au revoir à ses nombreux supporters.

Une stèle dans le mémorial du génocide arménien à Marseille, dans le sud de la France.
Une stèle dans le mémorial du génocide arménien à Marseille, dans le sud de la France. AFP PHOTO / BORIS HORVAT

GRAND REPORTAGE
Les Arméniens de Marseille, gardiens de la mémoire
C’était le 24 avril 1915. La police de l’empire ottoman arrête les intellectuels arméniens de Constantinople. Cette rafle donne le coup d’envoi du génocide du peuple arménien, accusé de comploter contre le gouvernement de l’époque. Un million et demi de personnes périssent, massacrées sur place ou déportées dans le désert syrien par les soldats turcs. Les survivants fuient l’empire et beaucoup se réfugient en France. Marseille est leur port d’entrée. Un siècle plus tard, le drame du génocide, toujours nié par la Turquie, ne cesse de hanter la communauté arménienne, estimée aujourd’hui à Marseille à 80 000 personnes. 

Manifestation commémorant le 99e anniversaire du génocide des Arméniens, le 23 avril 2014 à Erevan, en Arménie.
Manifestation commémorant le 99e anniversaire du génocide des Arméniens, le 23 avril 2014 à Erevan, en Arménie. AFP/KAREN MINASYAN

GEOPOLITIQUE, LE DEBAT
Centenaire du génocide arménien
1915, l’empire ottoman est plongé dans la Grande Guerre qui entraînera sa chute. Dans ce contexte historique, plus d’un million d’Arméniens sont massacrés par les Turcs. C’est le premier génocide du siècle, dont l’évocation a toujours été refusée, occultée par les autorités turques. 2015 marque le centenaire de ce génocide, dont la commémoration est célébrée le 24 avril 2015 à Erevan. La reconnaissance du génocide reste une priorité pour les Arméniens aujourd’hui.

Claire Mouradian, Raymond Kévorkian, Annette Becker et Ahmet Insel.
Claire Mouradian, Raymond Kévorkian, Annette Becker et Ahmet Insel. RFI/Cécile Pompéani

LA MARCHE DU MONDE
Le tabou du génocide arménien
En avant-première du colloque international « Le génocide des Arméniens de l’empire ottoman dans la Grande Guerre » du 25 au 28 mars 2015, à Paris. Avec Annette Becker, Raymond Kévorkian, Claire Mouradian et Ahmet Insel. Que s’est-il passé en 1915, pourquoi et comment les massacres ont-ils été perpétrés ? Pour quelles raisons l’extermination des Arméniens est-elle qualifiée de génocide ? Pourquoi l’extermination du peuple arménien a-t-elle été camouflée par ceux qui l’ont perpétrée ? Comment s’est construit le tabou arménien en Turquie ?

Participants à l'une des commémorations organisées à Istanbul le 24 avril 2010 pour commémorer le génocide arménien.
Participants à l'une des commémorations organisées à Istanbul le 24 avril 2010 pour commémorer le génocide arménien. Reuters / Osman Orsal

GRAND REPORTAGE
Cent ans après le génocide, les Arméniens souffrent toujours

Grand Reportage vous emmène en Arménie. Le 24 avril 2015, le pays commémore le 100e anniversaire du génocide arménien, qui a fait environ un million et demi de victimes. Aujourd’hui, la mémoire de cette tragédie reste vive dans chaque famille arménienne, tout comme la souffrance de ne pas être reconnues comme victimes d’un génocide partout dans le monde, notamment en Turquie.

 

LITTERATURES SANS FRONTIERES
En mémoire du génocide des Arméniens
Le 24 avril 2015 marque le centenaire du génocide des Arméniens. Pour honorer le souvenir des victimes, Gorune Aprikian, scénariste, et Stéphane Torossian, illustrateur, publient ce roman graphique intitulé Varto aux éditions Steinkis, le récit de deux enfants pris dans les horreurs de ce génocide en 1915.
 
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