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Grèce

Référendum en Grèce: les deux camps font jeu égal dans la rue

Le Premier ministre a rejoint le rassemblement des partisans du «non» ce vendredi en début de soirée, fendant la foule de plus de 25 000 personnes amassée place Syntagma, devant le Parlement à Athènes.
Le Premier ministre a rejoint le rassemblement des partisans du «non» ce vendredi en début de soirée, fendant la foule de plus de 25 000 personnes amassée place Syntagma, devant le Parlement à Athènes. REUTERS/Yannis Behrakis

En Grèce, le « oui » et le « non » sont au coude à coude pour le référendum de dimanche si l'on en croit les meetings de ce vendredi soir à Athènes. Les partisans du « non » étaient 25 000 sur la place du Parlement à venir défendre le rejet des propositions des créanciers de la Grèce, en présence du Premier ministre Alexis Tsipras. A quelques rues de là, les partisans du oui étaient 22 000 devant le stade en marbre de Kallimarmaro.

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C’est un Alexis Tsipras triomphant qui a fendu l’immense foule de la place du Parlement avant de se lancer dans un discours improvisé sur la scène plantée là pour l’occasion. Le Premier ministre, leader du parti radical de gauche Syriza, retrouve les accents de sa campagne électorale de janvier, relate notre envoyée spéciale, Aabla Jounaïdi. Il réitère son appel à voter « non » dimanche pour montrer que l’on veut rester en Europe, dit-il, mais rester « avec dignité ».

Tsipras s’en prend à nouveau au « chantage » des créanciers et hurle le mot « démocratie » pour défendre son choix controversé du référendum. Dans la foule, on trouve ses partisans de toujours et ceux qui ont voté pour la première fois pour lui en janvier, pour ses promesses de mettre fin aux mesures d’austérité.

Malgré une semaine très éprouvante avec un défaut de paiement de la Grèce, qui a entraîné un contrôle des capitaux et la fermeture des banques, les Grecs présents veulent maintenir le « non» . Ils veulent soutenir leur gouvernement face aux créanciers en vue des négociations à venir même si nul ne sait s’il sera toujours question de négociations avec le gouvernement si le « non » l’emporte dimanche.

La peur de l'inconnu des tenants du « oui »

Dans la foule des partisans du « oui » devant le stade de Kallimarmaro, presque plus de drapeaux grecs que de drapeaux européens, rapporte de son côté notre correspondante, Charlotte Stiévenard. Giannos, un banquier de 49 ans votera oui, pour éviter un désaccord avec les créanciers alors que la situation économique est déjà difficile, surtout depuis la mise en place du contrôle des capitaux : « La semaine précédente a été un cauchemar pour nous. Je prévois déjà que la suivante sera pire. J'ai peur pour mon travail, j'ai peur que tous mes rêves s'effondrent », confie-t-il.

Katerina Mamali, elle, est venue avec son mari, un entrepreneur qui emploie 700 personnes. Pour elle, comme pour la plupart des gens sur place, le référendum ne porte pas sur les propositions de réformes des créanciers, mais sur la présence de la Grèce dans la zone euro. Elle n'est pas très positive pour dimanche. « Nous croyons fort que nous devons rester dans l'Union européenne, nous sommes ici pour notre futur et celui de nos enfants, car cette fois le "non" et le "oui" sont égaux. C'est le plus dangereux. Les gens vont se diviser », estime-t-elle.

Selon un récent sondage de l'institut Alco pour le quotidien centriste Ethnos, le « oui » aurait une légère avance, mais avec plus de 11% d'indécis.

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