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Turquie

Turquie: Erdogan reconduit Davutoglu au poste de Premier ministre

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a désormais 45 jours pour constituer son gouvernement.
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a désormais 45 jours pour constituer son gouvernement. REUTERS/Hakan Goktepe/Prime

Le président Recep Tayyip Erdogan aura mis plus d’un mois à désigner officiellement Ahmet Davutoglu pour former le prochain gouvernement à Ankara. Mais celui-ci a annoncé qu’il n’entamerait ses consultations que la semaine prochaine, et les chances de trouver un partenaire de coalition s'annoncent faibles.

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Si le chef de l’Etat a tant tardé à désigner son Premier ministre, ce qui lui a valu bien des critiques dans la classe politique, c’est que la donne a changé après les législatives du 7 juin. L’AKP a perdu sa majorité absolue : il va donc devoir nouer des alliances. Mais l'arithmétique de la future coalition est pour le moins complexe et M. Davutoglu compte bien prendre son temps, rapporte notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion.

Il a annoncé que les consultations ne seront lancées que lundi et qu'elles se dérouleront en trois temps. Une première tournée de consultations consistera à entendre « sans a priori » les chefs des trois formations parlementaires. La seconde, repoussée au lendemain des vacances de fin de Ramadan, c’est-à-dire dans 10 jours, visera à tenter de les convaincre de l’utilité de s’allier à l’AKP pour former un gouvernement. Quant à la troisième, elle s’attachera à conclure les modalités de cette improbable alliance.

Le jeu est très ouvert : le parti islamo-conservateur est susceptible de s'allier avec le parti d'extrême droite MHP ou avec les kémalistes du CHP, le Parti républicain du peuple, la principale formation d'opposition, qui a obtenu 132 sièges de députés. Si, sur le plan idéologique, les nationalistes semblent plus proches de l'AKP, une telle alliance pourrait condamner le processus de paix avec les Kurdes.

Le Premier ministre a 45 jours pour constituer son gouvernement, faute de quoi de nouvelles élections seront organisées. Une perspective qui ne serait pas pour déplaire au président turc, à en croire ses détracteurs. Recep Tayyip Erdogan souhaitait que son parti remporte une majorité qualifiée pour pouvoir modifier la Constitution et l'orienter vers un régime présidentiel.

Mais avec 258 élus seulement sur les 550 du Parlement, on est loin du compte. Les dirigeants de l'opposition, susceptibles de négocier un accord de coalition avec l'AKP ont clairement indiqué qu'ils rejetteraient toute ingérence présidentielle sur la marche du gouvernement.

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