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France / Russie / Ukraine

Le voyage controversé de députés français en Crimée

Le député Thierry Mariani (à droite) présente au Premier ministre criméen Sergei Aksyonov (à gauche) la médaille commémorative de l’Assemblée nationale française, lors d’une rencontre avec le gouvernement de Crimée à Simferopol, le 23 juillet 2015.
Le député Thierry Mariani (à droite) présente au Premier ministre criméen Sergei Aksyonov (à gauche) la médaille commémorative de l’Assemblée nationale française, lors d’une rencontre avec le gouvernement de Crimée à Simferopol, le 23 juillet 2015. REUTERS/Pavel Rebrov

Leur déplacement en Crimée a été fermement désapprouvé par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Les parlementaires français emmenés par le député Thierry Mariani espèrent par cette visite rétablir des contacts avec la diplomatie russe.

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Avec notre correspondant à Moscou,  Etienne Bouche

A Moscou, les parlementaires ont été accueillis avec enthousiasme par une communauté française favorable à une reprise rapide des relations entre les deux pays. Mais Thierry Mariani sait que leur visite en Crimée a été très critiquée à Paris.

Le député des Français de l’étranger justifie l’initiative : « On n’a quasiment plus de contacts avec nos homologues russes dans les différentes assemblées parlementaires – la grande commission franco-russe à l’Assemblée nationale ne siège plus – donc le but principal, c’est de maintenir les contacts entre les élus russes et français. »

Les dix parlementaires, en majorité membres du parti Les Républicains, estiment que le choix des Criméens d’intégrer la Russie doit être pris en considération. Le sénateur UDI de Paris Yves Pozzo di Borgo est plus prudent mais partage le sentiment général. « On a senti chez les gens de Crimée cette satisfaction de ne pas être en guerre comme dans le Donbass, ça c’est un élément très positif », estime-t-il.

Persona non grata en Ukraine

Jacques Myard, député des Yvelines, appelle sans ambigüité à une levée des sanctions contre la Russie. « Il faut sortir de cette impasse, explique-t-il. Et le seul moyen pour la France est de retrouver une politique étrangère indépendante, qui soit décidée à Paris, et non à Bruxelles, à Washington ou partout ailleurs. »

Le chef de la diplomatie ukrainienne a fait savoir samedi que ces personnalités seraient prochainement déclarées persona non grata sur le territoire ukrainien.

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