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Allemagne / France / Ukraine

Migrants: Hollande et Merkel exigent une réponse «unifiée» de l'Europe

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, à Berlin, le 24 août 2015.
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, à Berlin, le 24 août 2015. REUTERS/Axel Schmidt

Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont réclamé lundi 24 août à Berlin une réponse «unifiée» de l'Europe face à la crise des migrants, lors d'une déclaration commune à la chancellerie.

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Après les ministres de l'Intérieur français et allemande la semaine dernière, ce sont leurs patrons François Hollande et Angela Merkel qui sont montés au créneau pour plaider en faveur d'une réponse unifiée de l'Europe sur les migrants, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

« Nous devons mettre en œuvre un système unifié de droit d'asile », a lancé le chef de l'Etat français devant la presse aux côtés de la chancelière, soulignant qu'il s'agissait d'une « situation exceptionnelle qui (allait) durer ». A ses côtés, Angela Merkel a relevé que si l'Union européenne a « de manière globale un même droit d'asile », tous les pays européens doivent le mettre en application « le plus rapidement possible ».

Les deux responsables souhaitent donc une harmonisation des législations entre les différents Etats membres, un accord sur des normes communes dans les différents pays pour l'hébergement et la prise en charge des demandeurs d'asile.

Centres d'enregistrement

Pour la chancelière allemande, l'une des priorités doit être également de simplifier les procédures, et notamment de dresser une liste des pays sûrs. Les ressortissants de ces pays ne seraient plus autorisés à demander l’asile. La chancelière allemande a par ailleurs souhaité que « la mise en place des centres d'enregistrement dans les pays de première entrée, donc la Grèce et l'Italie », ait lieu dès « cette année ». Aucun de ces centres destinés à différencier les migrants relevant du droit d'asile des autres n'a vu le jour depuis que leur création a été décidée fin juin. « Nous ne pouvons tolérer un (tel) retard », a-t-elle insisté.

Pour le président français François Hollande, il faudra par ailleurs lutter davantage contre les passeurs et les filières de ceux qui exploitent le désir des migrants de rejoindre l’Europe. Mieux, le chef de l'Etat propose d'aider les pays frontaliers des zones de guerre, comme la Turquie, le Liban ou la Jordanie, afin qu’ils puissent offrir de meilleures conditions de vie aux réfugiés qu’ils reçoivent.

Répartition par pays

Soulignant que la France et l'Allemagne étaient « solidaires », le chef de l'Etat français a également souhaité une « répartition équitable des réfugiés qui relèvent du droit d'asile » en Europe. Ce dossier tient à cœur de l'Allemagne, qui table sur 800 000 demandeurs d'asile, un record historique cette année, et qui a accueilli 43 % des demandes déposées en Europe au premier semestre. François Hollande a d'ailleurs rendu hommage à l'effort réalisé par Berlin. Angela Merkel a, elle, évoqué « un message de haine abjecte » pour dénoncer les violences du week-end contre un foyer de réfugiés en Saxe.

La question des migrants sera abordée, pour ce qui est des pays africains, lors du sommet Europe-Afrique, prévu au mois de novembre à Malte.

On en a appelé à la solidarité des pays européens vis-à-vis des pays qui accueillent les réfugiés en Europe, c'est-à-dire la Grèce, l'Italie mais également la Macédoine

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