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Turquie/ Immigration/ Bulgarie

Turquie: des migrants bloqués à Edirne, à la frontière grecque

Les risques de naufrage ont poussé quelque 2 000 migrants à tenter de gagner la Grècen par la frontière terrestre avec la Turquie, mais ils restaient bloqués autour d'Edirne par la police turque.
Les risques de naufrage ont poussé quelque 2 000 migrants à tenter de gagner la Grècen par la frontière terrestre avec la Turquie, mais ils restaient bloqués autour d'Edirne par la police turque. Reuters/Osman Orsal

Dimanche, de nouveaux drames de l'immigration se sont produits en mer Egée : 26 personnes se sont noyées au large de l'île de Lesbos et 13 autres ont disparu dans le détroit des Dardanelles. Pendant ce temps, des milliers de réfugiés syriens sont bloqués dans la ville frontière d'Edirne et à la gare routière d'Istanbul par la police turque, qui tente de les empêcher depuis plusieurs jours de gagner la Grèce ou la Bulgarie.

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Avec notre envoyé spécial à Edirne,  Jérôme Bastion

Quelque mille réfugiés syriens se sont provisoirement installés dans le parc entourant l'arène des lutteurs d'Edirne (nord-ouest de la Turquie). Des plateaux-repas leur ont été distribués par des associations humanitaires turques. Au menu : un peu de riz, des pois chiches, un peu de viande et du pain.

Située à une dizaine de kilomètres de la frontière grecque et à une vingtaine de kilomètres de la frontière bulgare, Edirne est devenue un nouveau point de rassemblement des réfugiés qui tentent de gagner l'Europe. Les autorités turques leur ont jusque-là interdit d'approcher la haute barrière métallique qui sépare la Turquie de la Grèce. « Nous avons besoin que le gouvernement turc, ou n'importe quel gouvernement, nous aide à entrer en Grèce parce que tout le monde ici a un diplôme, mais nous n'avons pas d'avenir en Turquie », réclame un migrant.

A la gare routière d'Istanbul aussi, de 2 000 à 4 000 personnes s'entassent et font la queue pour passer les portes qui leur permettront de rejoindre Edirne. Ici, la police turque les empêche aussi de circuler et de sortir. « S'ils n'ouvrent pas la frontière, j'emmènerai mes enfants par la mer ; je veux qu'ils aient une chance de poursuivre leurs études et de faire une bonne carrière », témoigne une mère de famille. Pour tous ces migrants, Edirne n'est qu'une étape, la promesse d'un avenir meilleur se trouve de l'autre côté de la frontière, soit en Bulgarie, soit en Grèce, pour rejoindre soit l'Europe de l'Ouest, soit le Canada.

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