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Suisse

Menace jihadiste: Genève toujours en alerte

Un policier à l'entrée de l'aéroport de Genève, le 10 décembre 2015.
Un policier à l'entrée de l'aéroport de Genève, le 10 décembre 2015. REUTERS/Pierre Albouy

Le niveau d’alerte a été relevé jeudi à Genève. Les autorités suisses ont eu connaissance de récents mouvements, sur le sol helvète, de six individus soupçonnés de radicalisation, voire de liens avec le groupe Etat islamique. La crainte est celle d’un attentat, peut-être contre l’ONU. Des procédures pénales ont été engagées à l’échelle du canton et de la confédération. En tout cas, la cité habituellement si calme est devenue un peu nerveuse ces dernières heures.

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Avec notre envoyé spécial à Genève,Julien Lagache

Patrouilles en voitures, contrôles aux frontières et forces de l’ordre fortement armées... la présence policière s’est accrue à Genève, jeudi, notamment au Palais des nations. Le siège de l’ONU a été évacué dès la nuit de mercredi à jeudi pour une inspection des locaux.

Il faut dire qu’une rencontre sur la Syrie devait s’y tenir ce vendredi entre Russes, Américains et membres de l’opposition syrienne. Difficile de ne pas faire le lien avec le profil des six hommes activement recherchés.

Un proche de Salah Abdeslam parmi les suspects ?

Quatre d’entre eux auraient fait l’objet d’un signalement pour leur sympathie envers le groupe Etat islamique. Les deux autres seraient sur les radars de la France, soupçonnés de radicalisation. Ils ont été repérés à Genève mardi dernier à bord d’une camionnette immatriculée en Belgique, avant de s’enfuir.

Selon certaines sources, l’un des deux hommes pourrait être un proche de Salah Abdeslam, qui a participé aux attentats du 13 novembre à Paris et qui est toujours en fuite. Pour l’instant, en tout cas, on en sait peu sur leurs intentions, mais les autorités suisses appellent à la vigilance.

Fusils automatiques et gilets pare-balles

Pour empêcher cette éventuelle attaque terroriste, le département de la sécurité a décidé de relever le niveau d’alerte et de déployer des forces de police supplémentaires. Depuis mercredi, le siège européen des Nations Unies à Genève est gardé par des hommes armés de fusils automatiques et équipés de gilets pare-balles.

La réunion sur la Syrie qui devait s’y tenir ce vendredi aura bien lieu, mais dans un endroit tenu secret. Les autres lieux sensibles comme les synagogues, l’aéroport ou la gare de Genève bénéficient, eux aussi, d’une surveillance exceptionnelle. Et les contrôles sur les nombreux points de passage entre la France et la Suisse sont renforcés.

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