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Italie

Sant'Egidio crée des corridors humanitaires avec le Maroc et le Liban

Des réfugiés syriens embarquent sur un ferry au port de Tripoli (nord du Liban) pour aller en Turquie, le 6 octobre 2015.
Des réfugiés syriens embarquent sur un ferry au port de Tripoli (nord du Liban) pour aller en Turquie, le 6 octobre 2015. AFP PHOTO / ANWAR AMRO

Dès janvier 2016 des dizaines d'enfants et d'adultes, enregistrés comme réfugiés par des représentants du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés, présents au Maroc et au Liban, quitteront ces pays en avion ou à bord d'un navire, dans des conditions légales. Ce projet-pilote de couloirs humanitaires, imaginé par la communauté catholique Sant'Egidio, est prévu pour des personnes vulnérables : mineurs non accompagnés, femmes seules avec enfants, malades, handicapés, personnes âgées prévoit l'arrivée de 1000 réfugiés en Italie avant la fin 2016.

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Avec notre correspondante à Rome,  Anne Le Nir

L'objectif de la communauté de Sant'Egidio et de la Fédération des églises évangéliques en Italie, auquel participe la Table vaudoise, est clair : démontrer que l'on peut éviter les traversées mortelles de la mer Méditerranée. Pour ce faire, elles ont travaillé de concert avec les autorités marocaines et libanaises, et les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères italiens. Et elles ont obtenu toutes les garanties en termes d'identification de chaque individu qui obtiendra un visa, valable uniquement en Italie.

Selon le président de Sant'Egidio, Marco Impagliazzo, toutes les conditions de réussite sont réunies : « C'est un projet qui unit humanité et sécurité. Quand les gens arrivent à travers des bateaux de manière illégale, c'est difficile de les identifier par exemple à Lampedusa ou dans d'autres lieux. Ce projet va les identifier avant de partir. C'est donc un projet qui rassurera aussi les personnes qui ont peur car [ces réfugiés] ne viennent pas faire des attentats : des femmes enceintes des enfants, etc. »

Les personnes prises en charge seront principalement des Syriens et des ressortissants de pays de l'Afrique subsaharienne. Ces réfugiés seront entièrement pris en charge par les ONG chrétiennes à l'origine du projet. Celui-ci s'étendra ensuite à l'Éthiopie. Les fonds nécessaires pour prendre en charge, durant un an, environ 1000 réfugiés sont estimés à un million d'euros. Pour ce projet, l'État italien ne déboursera pas un euro. Tout l'argent proviendra de ressources privées.

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