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Kosovo

Kosovo: un tribunal spécial pour crimes de guerre ouvrira à La Haye

Le ministre des Affaires étrangères  Hashim Thaçi (G) pourrait être une des personnalités visées par des poursuites judiciaires dans le cadre de ce tribunal spécial.
Le ministre des Affaires étrangères Hashim Thaçi (G) pourrait être une des personnalités visées par des poursuites judiciaires dans le cadre de ce tribunal spécial. AFP PHOTO / ARMEND NIMANI

Le gouvernent néerlandais a confirmé que le tribunal spécial pour les crimes de guerre commis au Kosovo verrait le jour cette année, dans les anciens locaux d'Europol à La Haye.

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Avec notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy

Les Kosovars devront bientôt affronter le plus grand tabou de l'après-guerre de 1999, à savoir les crimes de guerre commis à l'époque par l'UCK, la guérilla albanophone. Un tribunal spécial pour les crimes de guerre du Kosovo devrait ouvrir ses portes cette année, avec plus d'un an de retard, et au grand dam de la classe politique.

Il aura fallu d'intenses pressions de la communauté internationale pour convaincre les députés de voter la loi de création de cette cour spéciale. Elle officiera hors du Kosovo pour protéger les juges des pressions qu'ils pourraient subir. Le gouvernement avait tout fait pour retarder le vote, qui avait finalement eu lieu l'été dernier.

Depuis la fin de la guerre, le pouvoir au Kosovo est exercé par d'anciens chefs de guerre reconvertis à la politique. Le discours officiel a toujours présenté les Albanais comme des victimes et l'UCK comme d'héroïques libérateurs. Mais en 2010, un rapport du conseil de l'Europe évoque un possible trafic d'organes dirigé par des chefs de la guérilla.

La question des crimes de guerre entre alors dans le débat public. Il aura fallu plus de cinq ans pour transformer ces soupçons en une réalité judiciaire, qui pourrait même viser des ministres actuellement au pouvoir.

Juridiquement le Kosovo comme Etat admet que tout citoyen, y compris son Premier ministre, peut être touché. Après, la réalité de ce que cela fera, c’est autre chose.

Mis en cause dans un rapport, l'ex-Premier ministre Hashim Thaçi, pourrait-il être jugé par ce tribunal ?

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