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UE - Turquie

Le Parlement européen critique l’ébauche d’accord entre l’UE et la Turquie

Une session au Parlement européen de Strasbourg, le 8 mars 2016.
Une session au Parlement européen de Strasbourg, le 8 mars 2016. FREDERICK FLORIN / AFP

Lundi 7 mars à Bruxelles, Ankara a proposé aux membres de l'Union européenne de reprendre sur son sol tous les migrants arrivés en Europe via la Turquie en échange, entre autres, d’une nouvelle aide de trois milliards d'euros. Mais les députés du Parlement européen à Strasbourg, toutes couleurs confondues, accueillent plutôt mal les annonces faites hier pour résorber la crise migratoire.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

A gauche, le mécanisme du « un pour un » (un réfugié syrien accepté en Europe contre un migrant irrégulier renvoyé en Turquie) est contesté. Pour le co-président du groupe des Verts, Philippe Lamberts, l’UE a signé un pacte avec le diable : « Si on s’était mis d’accord ensemble pour assumer ces responsabilités, on n'aurait pas à aller faire la carpette devant le sultan de la Sublime porte. On se rend dépendant d’un régime autoritaire qui bombarde sa propre population, qui enferme ses journalistes et qui met au pas sa justice. »

Pour la droite, il est inacceptable de faire « miroiter » une perspective d’adhésion à l’UE au peuple turc. « Il serait inconcevable, et personne ne comprendrait en Europe, que pour renvoyer vers la Turquie quelques centaines de milliers de réfugiés syriens, on s’engage à accueillir dans l’Union 80 millions de Turcs, explique Alain Lamassoure, eurodéputé français de centre droit. Un certain nombre de peuples européens, dont le peuple français, ne souhaite pas l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. En aucun cas, il ne faut tout mélanger. »

Autre critique de la droite : l’accélération des discussions sur la suppression du régime de visas pour les Turcs. Un sujet sur lequel le Parlement européen devra obligatoirement donner son feu vert.

Angela Merkel intervient sur les ondes allemandes

L’Union européenne s’est donné un délai de dix jours pour finaliser un nouvel accord avec Ankara. Selon certains observateurs, la Turquie se servirait de la crise migratoire pour faire monter les enchères en réclamant cette aide supplémentaire contre l’engagement d’accepter un retour massif des migrants ayant illégalement rejoint l’UE depuis son territoire. Mais la chancelière allemande Angela Merkel dément cette thèse sur la radio allemande SWR.

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