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Grèce / Migrants

Manifestations en Grèce contre l'accord UE-Turquie sur les migrants

Mercredi 30 mars, dans les rues d'Athènes, réfugiés, militants des droits de l'homme et étudiants ont défilé pour protester contre l'accord UE-Turquie.
Mercredi 30 mars, dans les rues d'Athènes, réfugiés, militants des droits de l'homme et étudiants ont défilé pour protester contre l'accord UE-Turquie. REUTERS/Alkis Konstantinidis

La Grèce doit modifier les règles de demande d'asile par une loi rapidement. La Commission européenne attend ce vote au parlement pour pouvoir mettre en place l'accord entre l'Union européenne et la Turquie. Elle explique que le travail des renforts du service d'asile ne pourront pas débuter avant. Le flou règne encore sur l'application de l'accord, qui inquiète les organisations de défense des droits de l'homme. Mercredi, quelques centaines de migrants et de grecs ont manifesté ensemble dans les rues d'Athènes.

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Avec notre correspondante à Athènes,  Charlotte Stiévenard

A l'avant du cortège, surtout des Afghans, avec des femmes et des enfants. Wasseh Nassi travaillait dans le secteur de la microfinance à Kaboul. Il est descendu dans la rue, car contrairement aux Syriens et aux Irakiens par exemple, il ne peut pas faire partie du programme des relocalisations : « Cette manifestation, c'est pour ouvrir la frontière. Nous voulons juste qu'ils ouvrent les frontières pour tous les réfugiés, pas seulement les Syriens et les Irakiens, les Afghans et les Iraniens ici ont aussi des problèmes. Ils devraient aussi se préoccuper des Afghans. »

Dans le cortège un peu plus loin, la Coordination pour les migrants et les réfugiés soutient les Afghans. Panagiota Ioannidou fait partie de cette coalition de syndicats. Cette enseignante grecque est révoltée par le nouveau texte de loi qui doit être voté au parlement grec et qui doit permettre d'appliquer l'accord Union européenne-Turquie : « Nous pensons qu'il est honteux parce qu'il invalide les droits humains basiques, mais aussi convention de Genève, à partir du moment où les gens sont traités comme des chiffres, où ils sont séparés selon leurs nationalités, où la Turquie est considérée comme un pays sûr où on peut les renvoyer »

Une procédure qui devrait commencer lundi, comme l'a indiqué une source de la représentation de la Commission européenne, ayant déclaré que c'était l'objectif affiché par les partenaires de l'accord.


La route du nord de l'Europe, une impasse pour les migrants

Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

Les frontières entre la Russie et la Norvège, la Russie et la Finlande sont désormais fermées. Mais des migrants crédules se font toujours arnaquer par des passeurs sans scrupules.

Ils avaient payé entre 2000 et 6000 dollars par personne. Les passeurs leur avaient promis de les faire passer de Russie en Norvège par la mer. Ils devaient attendre, enfermés dans un appartement loué par les passeurs. Mais les passeurs ont disparu. Et ils seraient peut-être morts de froid et de faim s'ils n'avaient été découverts par des gardes-frontières. Comme leurs visas russes étaient expirés, ces migrants originaires d'Iran, de Syrie, d'Egyte et du Bangladesh, ont été condamnés à une amende, et ont été expulsés. Comme la plupart des migrants en Russie, ils rêvaient de gagner l'Europe occidentale.

L'été dernier, des migrants avaient découvert que l'on pouvait passer légalement de Russie en Norvège, en louant un vélo. La route du Grand Nord, qui passe au-delà du cercle polaire, s'ouvrait pour les candidats à l'émigration. Mais dès le mois de novembre, la Norvège a fermé sa frontière, et a commencé à refouler les demandeurs d'asile, jugeant que la Russie était un pays sûr.

Pourtant, le flot des candidats à l'exil ne s'est pas tari, malgré les grands froids de l'hiver polaire, et des passeurs ont commencé à arnaquer les malheureux, leur réclamant toujours plus de dollars, contre un hypothétique passage à l'ouest. Ils se sont notamment rabattus sur la Finlande, qui a également une frontière avec la Russie. Mais le 22 mars dernier, à l'occasion de la visite du président finlandais à Moscou, les deux pays ont décide de fermer pour six mois les deux points de passage frontaliers, où ne peuvent désormais passer que les Russes, les Biélorusses et les Finlandais. La route du Nord est hermétique aux migrants.

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