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Grèce / Turquie

Migrants: l’accord entre l’UE et la Turquie tourne au ralenti

Des migrants reconduits en Turquie après avoir échoué sur l'île grecque de Lesbos, le 6 avril 2016.
Des migrants reconduits en Turquie après avoir échoué sur l'île grecque de Lesbos, le 6 avril 2016. REUTERS/Murad Sezer

La Grèce a procédé, ce vendredi 8 avril, au renvoi vers la Turquie de 124 migrants, en application de l’accord conclu entre l’Union européenne et Ankara. Entrée en vigueur lundi, la mise en œuvre de cet accord semble prendre plus de temps que prévu.

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La Grèce a renvoyé, ce vendredi 8 avril, 124 migrants, dont une majorité de Pakistanais, de l'île de Lesbos vers la Turquie. C’est la deuxième vague de renvois depuis lundi. Au total, 326 personnes arrivées récemment sur les côtes grecques ont donc été acheminées en Turquie, conformément à l’accord conclu entre l’Union européenne et Ankara, le mois dernier. Un accord, décrié par les organisations de défense des droits de l’homme et qui met plus de temps que prévu à être mis en œuvre.

S'il avance « avec le frein à main », c’est que les personnes renvoyées sont celles qui n’ont pas demandé l’asile en Grèce. Or, une très grande partie des migrants récemment arrivés sur les îles ont entrepris des démanches pour requérir l’asile.

Depuis le 20 mars, date de son entrée en vigueur, 6 000 personnes sont arrivées en Grèce. Athènes s’est engagée à effectuer la procédure d'examen d'asile en quinze jours pour chacun des demandeurs. Mais, dans les faits, les moyens manquent pour faire face à cet afflux des demandes. L’Union européenne avait promis d’envoyer des renforts : des spécialistes du droit d'asile, mais très peu sont arrivés sur place.

Migrants apeurés et désespérés

Dans ce contexte, le gouvernement grec laisse entendre que la prochaine vague de renvoi pourrait ne pas avoir lieu avant deux semaines. Or, chaque jour, les îles grecques accueillent encore des dizaines de migrants. Résultat : des milliers de personnes s’entassent dans les camps d’enregistrement des îles de Lesbos, Samos, ou Chios, transformées, de fait, en centres de rétention.

Dans un rapport, Amnesty international dénonce ces conditions effroyables dans les camps de Lesbos et Chios, évoquant des migrants apeurés et désespérés, qui n’ont aucune information sur leur statut. L’ONG souligne par ailleurs que la Turquie n’est pas un pays sûr pour les réfugiés. Les Pakistanais renvoyés en Turquie ne sont sans doute pas aux bouts de leurs peines : le Parlement turc a approuvé la nuit dernière un accord qui autorise le rapatriement des migrants pakistanais vers leur pays.

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