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Syrie

Syrie: Ayrault à Berlin à la recherche d'une solution politique

Les ministres des Affaires étrangères français et allemand, Jean-Marc Ayrault (G), Frank-Walter Steinmeier (C) et l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à Berlin, le 4 mai 2016.
Les ministres des Affaires étrangères français et allemand, Jean-Marc Ayrault (G), Frank-Walter Steinmeier (C) et l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à Berlin, le 4 mai 2016. Adam BERRY / AFP

Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, se sont entretenus ce mercredi à Berlin avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, ainsi que le coordinateur de l'opposition syrienne. Une rencontre dominée par les combats à Alep et la nécessité d'une trêve comme préalable à un retour des parties prenantes à la table des négociations.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Si le cessez-le-feu n’intervient pas dans les heures qui viennent à Alep, alors tout s’effondre, tout l’espoir que nous mettons dans un processus de paix », a déclaré Jean-Marc Ayrault. Pour lui, comme pour son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, réunis ce mercredi à Berlin, la priorité était avant tout d’obtenir une trêve des combats à Alep comme préalable à toute reprise des négociations et a fortiori à la recherche d’une solution politique.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura qui participait également à cette réunion a souligné, chiffres à l’appui, ce que signifierait l’absence d’une trêve à Alep : « l’alternative serait vraiment catastrophique. 400 000 personnes pourraient quitter la région en direction de la frontière avec la Turquie. L’hypothèse d’une transition politique serait remise en cause par un développement des combats sur le terrain ».

Staffan de Mistura a déclaré encore croire au processus de Genève après un cessez-le-feu à Alep. Le coordinateur de l’opposition syrienne modérée, Riad Hijab, qui participait également à la rencontre de Berlin, a lui déclaré ne pas voir « de grandes chances » pour la reprise de telles discussions, estimant que la démission du dirigeant syrien Bachar el-Assad constituait un préalable à une solution du conflit.

Du côté français, qui n’a pas du tout la main sur le dossier puisque c’est Moscou et Washington, on assiste à une tentative un peu étrange qui consiste à essayer de faire jouer les parrains de l’opposition, le Qatar et l’Arabie saoudite alors qu’il semble très clairement que ces deux pays ont fait le choix d’al-Qaïda et des éléments les plus islamistes de la rébellion…

Frédéric Pichon

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