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Russie / Sports / Dopage

JO-2014 de Sotchi: le sport russe au banc des accusés

Le drapeau russe porté lors de la cérémonie de clotûre des Jeux Olympiques d'hiver 2014 à Sotchi.
Le drapeau russe porté lors de la cérémonie de clotûre des Jeux Olympiques d'hiver 2014 à Sotchi. REUTERS/Issei Kato

Avec les déclarations jeudi 12 mai de l’ancien patron du laboratoire russe antidopage concernant les athlètes des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi en 2014, c'est tout le sport russe qui est au banc des accusés. Grigory Rodchenkov qui vit désormais aux Etats-Unis, s'est confié au New York Times. L'homme avait été limogé de son poste en décembre dernier.

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Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

« Nous ne sommes pas surpris, c'est la poursuite des attaques contre le sport russe », estime le ministre russe des Sport. Pour Vitaly Mutko, ces nouvelles accusations de dopage sont « absurdes ».

Au New York Times, Grigory Rodchenkov affirme que des dizaines d'athlètes, dont au moins 15 médaillés des Jeux Olympiques de Sotchi ont suivi un programme de dopage organisé par les instances gouvernementales.

Ses aveux vont plus loin. Il aurait lui-même mis au point et distribué aux athlètes un cocktail de trois substances prohibées et mélangées à de l'alcool. Les échantillons d'urine contaminés auraient été échangés contre des échantillons propres, de nuit, par une trappe percée dans un mur.

Tolérance zéro pour le dopage

Après ces déclarations, le Comité international olympique (CIO) a demandé à l'agence mondiale antidopage de diligenter immédiatement une enquête. En fonction des résultats, le CIO n'hésitera pas à agir conformément à sa tolérance zéro pour le dopage.

Grigory Rodchenkov affirme encore qu'il rencontrait régulièrement des responsables du ministère russe des Sports pour évoquer ce programme. De son côté, le ministre insiste sur le fait que son accusateur a été limogé de son poste de directeur de l'agence russe anti-dopage, justement, car il avait commis des malversations. Cet argument a été repris par le Kremlin qui parle de « calomnie sans fondement émise par le transfuge ».

→ A (RE)LIRE : Soupçon de dopage généralisé en Russie: le CIO prêt à dégainer
 

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