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Espagne

Législatives en Espagne: Podemos en phase de devenir le premier parti de gauche?

Le leader du parti Podemos, Pablo Iglesias, lors d'une conférence de presse à Madrid, le 21 décembre 2015, au lendemain des élections législatives espagnoles.
Le leader du parti Podemos, Pablo Iglesias, lors d'une conférence de presse à Madrid, le 21 décembre 2015, au lendemain des élections législatives espagnoles. REUTERS/Andrea Comas

Les électeurs espagnols votent ce dimanche pour élire leurs députés – pour la 2e fois en 6 mois. Le scrutin de décembre avait été remporté par le Parti populaire, de droite, qui avait récolté 33% des voix mais n’avait pas réussi à former un gouvernement. Selon les derniers sondages, cette formation de la droite libérale est toujours donnée favorite pour le vote de dimanche, mais c’est cette fois le parti de la gauche alternative Podemos qui pourrait créer la surprise, en arrivant deuxième et devenant la première force de gauche en Espagne.

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Pour le scrutin de ce dimanche 26 juin, le parti né du mouvement des Indignés s’est cette fois uni avec l’extrême gauche d’Izquierda unida. Podemos espère ainsi devenir la première force de gauche du pays. Pour Heloïse Nez, sociologue et auteur d’un ouvrage sur Podemos, cette nouvelle coalition a permis de redynamiser l’offre.

« C’est un changement important, non seulement parce que ça peut être un moyen d’avoir des électeurs qui votaient pour Izquierda unida et qui sont souvent les mêmes électeurs que Podemos, et surtout parce que le système de scrutin espagnol est proportionnel, mais qu'il a des effets majoritaires, ce qui va favoriser les partis plus importants, analyse la chercheuse jointe par RFI. Du coup, c’est un moyen pour eux de remporter plus de sièges. Si vous regardez le programme électoral, c’est le même, mais sous une autre forme. Tous les partis partent sur la même configuration que lors des dernières élections et Podemos part sur une autre configuration. C’est un moyen de redynamiser cette campagne parce que les Espagnols ont déjà voté en décembre, donc c’est aussi proposer autre chose. »

Podemos soutenu par 217 économistes

Ce jeudi 23 juin, 217 économistes reconnus de différents pays, tels que Thomas Piketty en France, ont signé un manifeste commun pour soutenir cette coalition menée par Podemos. Ce qui apporte un nouveau crédit au programme économique de cette nouvelle gauche.

« Thomas Piketty a participé à l’équipe qui a conseillé Podemos pour élaborer son programme économique, déjà pour les dernières élections », explique Heloïse Nez. Mais l'auteur du capital au XXIe siècle n'est pas le seul, rappelle la sociologue, puisque le programme économique de Podemos est basé depuis le départ sur « des économistes espagnols très reconnus ».

Aujourd'hui, les économistes qui soutiennent ce parti « ont une autre vision des politiques économiques qui sont mises en place dans l’Union européenne, mais tout le programme économique de Podemos est au départ basé sur des économistes espagnols très reconnus. […] Ce n’est pas un programme farfelu qui serait inconsistant, c’est quelque chose qui est sérieux et qui se tient économiquement. »

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