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Royaume-Uni / Labour

Brexit: crise au parti travailliste, le cabinet fantôme au bord de l’implosion

Le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, lors d'un discours sur l'immigration, le 25 juin 2016.
Le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, lors d'un discours sur l'immigration, le 25 juin 2016. REUTERS/Neil Hall

Au Royaume-Uni, le parti travailliste est en pleine tempête depuis les résultats du référendum sur la sortie de l’Union européenne. De plus en plus de députés réclament la démission de leur leader, Jeremy Corbyn.

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

Le parti travailliste est en train d’imploser. Samedi, Jeremy Corbyn est intervenu publiquement pour tirer les conclusions de l’échec de son camp à empêcher un Brexit.

A cette occasion, le dirigeant du Labour est resté droit dans ses bottes et a catégoriquement écarté toute possibilité de partir. Mais cette posture a déclenché une rébellion au sein des députés travaillistes, dont plusieurs ont déposé une motion de défiance contre lui. Ces derniers ont critiqué sa campagne plus que tiède et peu convaincante en faveur du maintien dans l’Union européenne (UE).

Puis, coup de tonnerre : dans la nuit, Jeremy Corbyn a limogé un responsable clé de son parti, Hilary Benn, en charge des Affaires étrangères dans le cabinet fantôme, l’accusant de fomenter la révolte contre son leadership.

Trois députés claquent la porte

Depuis, le Labour est en ébullition. Trois députés viennent déjà de claquer la porte du cabinet fantôme et près de la moitié de l’équipe de Corbyn se dit prête à démissionner.

Le leader britannique et son entourage assurent pourtant qu’il a le soutien d’une majorité des militants du Labour qui l’ont élu triomphalement il y a moins d’un an. Mais de leur côté, les parlementaires affirment que le Brexit a complètement changé la donne. Beaucoup de membres sont mécontents d'autant qu’en cas d’élection législative anticipée, Jeremy Corbyn n’est pas capable de l’emporter face aux conservateurs et de ramener le Labour au pouvoir.

Mais malgré cette fronde dans son propre camp, le leader des travaillistes a répété une fois de plus qu'il ne démissionnerait pas. « Je regrette qu'il y ait eu aujourd'hui des démissions au sein de mon cabinet fantôme, mais je ne vais pas trahir la confiance de ceux qui ont voté pour moi, ni celle des millions de personnes à travers le pays qui ont besoin que le Labour les représente », a martelé M. Corbyn dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

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