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Union européenne

Discours sur l'état de l'UE: Jean-Claude Juncker veut faire avancer l'Europe

Jean-Claude Juncker face au Parlement européen, le 14 septembre. Le président du Conseil européen a plaidé pour une Europe plus sociale et a promis de continuer à lutter contre le chômage.
Jean-Claude Juncker face au Parlement européen, le 14 septembre. Le président du Conseil européen a plaidé pour une Europe plus sociale et a promis de continuer à lutter contre le chômage. REUTERS/Vincent Kessler

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a prononcé ce mercredi son discours annuel sur « l'état de l'Union » dans un climat particulier, celui du post-Brexit. Au-delà d'un état des lieux, M. Juncker a souhaité rassurer les pays membres sur la pérennité de la zone euro et présenter des propositions économiques pour faire avancer l'Union.

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Avant toute proposition, Jean-Claude Junker a tenu a réaffirmer que l'Union européenne n'est « pas menacée dans son existence » par le choix du vote des Britanniques de la quitter. En revanche, le président a souligné qu'il serait souhaitable que le Royaume-Uni fasse le plus rapidement possible sa demande officielle de sortie afin de couper court aux inquiétudes des investisseurs. Des propos fermes envers Londres lui rappelant que « le marché intérieur et la libre circulation ne peuvent pas être à la carte ».

La construction d'une Europe plus sociale

Face à la défiance grandissante à l'égard de l'Union, Jean-Claude Juncker met l'accent sur des sujets sensibles comme la construction d'une Europe plus sociale. Il se dit déterminé à lutter contre le dumping social afin de faire baisser le chômage et le dumping fiscal. En ligne de mire, l'amende colossale de 13 milliards d'euros infligée à l'américain Apple. Un avertissement à toutes les firmes internationales tentées par l'omission fiscale mais aussi aux pays membres qui pratiquent une fiscalité attractive.

« Crise existentielle »

Jean-Claude Juncker a néanmoins ajouté que l’Europe traversait « une crise existentielle », a précisé notre envoyé spécial à Strasbourg, Piotr Moszynski. Le président du Conseil, dans son propos, a beaucoup parlé de « populisme », de plus en plus présent en Europe – et qui, selon lui, « ne résout pas les problèmes, mais les apporte ». Il a terminé son discours en posant cette question dramatique : « Que transmettons-nous à nos enfants ? ». Une question suivie d’un vibrant appel à la responsabilité devant l’Histoire et à la volonté commune européenne. Bref, Jean-Claude Juncker a brossé l’image d’une Europe toujours potentiellement très forte, mais risquant de gaspiller son potentiel en se perdant dans des querelles internes et des crises identitaires.

Investissements en Europe et en Afrique

Autre volet important : l'investissement. Le président du Conseil propose de doubler la durée et le montant du fonds d'investissement pour atteindre, d'ici 2022, 630 milliards d'euros de dotation. Objectif : stimuler la croissance et relancer l'emploi. L'économie numérique doit également faire l'objet de mesures concrètes.

Selon un schéma semblable, un plan d'investissement pour l'Afrique et son voisinage, doté d'au moins 44 milliards euros, sera lancé. Un programme qui pourrait bénéficier à tous les pays africains « qui acceptent de prendre des engagements pour garder leurs jeunes chez eux, explique l'eurodéputé français Alain Lamassoure, président de la délégation française du Groupe PPE (Parti populaire européen, droite modérée) au Parlement européen. C'est d'ailleurs leur intérêt, leur force de travail, leur force intellectuelle, d'imagination, de créativité dans le cadre de la maîtrise des flux migratoires. »

Mais ce plan reste encore à être précisé, « parce qu'il y a déjà beaucoup de fonds consacrés à l'aide au développement, à l'aide à la gouvernance dans les pays africains », ajoute-t-il, saluant « une initiative très heureuse ».

Jean-Claude Juncker devant les députés européens, le 14 septembre 2016.
Jean-Claude Juncker devant les députés européens, le 14 septembre 2016. REUTERS/Vincent Kessler

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